‘@Informateur.info- Au risque de donner raison aux frondeurs et fragiliser davantage le Congrès pour la démocratie et le progrès, Blaise Compaoré, président d’honneur dudit parti a désavoué, la direction cornaquée par Eddie Komboïgo.
En effet, dans un courrier qu’il a adressé, ce vendredi 11 octobre au président du parti, et dont nous avons obtenu copie, Blaise Compaoré dit regretter «n’avoir pas été consulté sur la nature et niveau des sanctions prononcées contre un certain nombre de camarades dans les conditions qui ont été décrites».
Subséquemment, le président d’honneur du parti «invite Eddie Komboigo à prendre les dispositions utiles pour les rapporter».
Blaise Compaoré rappelle aussi dans son courrier à l’attention du président du CDP que dans une première correspondance à lui adressée le 2 octobre dernier, il signalait que «ces mesures pourraient être gravement dommageables pour la dynamique de l’action du parti et pour son ambition électorale».
Puis d’émettre une recommandation en ces termes : «Il est hautement souhaitable que la gouvernance actuelle de la direction du parti aille dans le sens du dialogue, de la cohésion, de l’unité et du rassemblement comme cela a été de tout temps depuis la création le 5 février 1996».
Mais bien plus qu’une recommandation, Blaise Compaoré précise dans son courrier qu’il souhaite être tenu informé des diligences qu’Eddie Komboigo voudrait bien prendre pour la mise en œuvre des préoccupations énoncées.
Dans un second courrier qu’il a adressé à Léonce Koné, Blaise Compaoré informe ce dernier qu’il a saisi la direction du parti afin de rapporter les sanctions qui ont été prise contre lui. «J’invite tous les sanctionnés à se tenir prêts pour rejoindre les rangs, travailler dans la discipline, l’unité et la cohésion pour un CDP toujours plus fort et plus victorieux», a-t-il écrit. Non sans exhorter «ceux qui pour des raisons diverses se sont tournés vers la justice de procéder à l’arrêt et au retrait immédiat de toutes les plaintes».
Ces deux courriers tous signés du président Compaoré, ce vendredi 11 octobre 2019, suscitent bien d’interrogations. Nous y reviendrons !
Jean François FALL













