Le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP), a tenu mardi 29 mai 2018, à son siège, sis à Ouagadougou, sa traditionnelle conférence de presse. Plusieurs sujets d’actualité ont été passés en revue par les conférenciers du jour, qui étaient entre autres, Victorien Tougma, président du Mouvement africain des peuples (MAP), et le professeur Mamadou Dicko, président de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA). Les deux hommes se sont prononcés notamment sur la rupture des relations entre le Burkina et Taïwan, l’ébullition du front social et la remise à plat du système de rémunération, ainsi que la révision du code électoral.
En ce qui concerne la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina et l’Etat de Taïwan, le CFOP affirme avoir approuvé la décision du gouvernement burkinabè, mais elle déplore toutefois la manière dont le Burkina a rompu avec les autorités taïwanaises. «Malheureusement, nous avons observé avec le plus grand regret que le président du Faso n’a pas remercié la Chine Taïwan pour les riches moments d’amitié et de coopération entre nos deux pays», a affirmé le président du MAP, Victorien Tougma.
Aussi se prononçant sur le cas du code électoral, les conférenciers, ont indiqué que l’avant-projet de loi révisant le code électoral pose un véritable problème. «Car il veut empêcher la majorité écrasante des Burkinabè vivant à l’extérieur, de voter», a laissé entendre le professeur Mamadou Dicko. Il a précisé par ailleurs que dans l’ancien code, la diaspora pouvait voter en utilisant les pièces d’identité telles que : la carte nationale d’identité, la carte consulaire ou le passeport burkinabè.
Sur le point de l’ébullition du front social et la remise à plat du système de rémunération, le CFOP a donné son opinion et son avis sur le climat social actuel au Burkina. Et d’après lui, le climat social se dégrade de semaine en semaine dans le pays, «faisant planer réellement des inquiétudes sur les conséquences néfastes de ce bras de fer entre le gouvernement et les syndicats», a confié Victorien Tougma. «Le pouvoir actuel devrait quand même avoir de l’humilité et reconnaître quelque part que son management n’est pas tout à fait à la hauteur de l’attente des syndicats. Donc naturellement, l’opposition fustige l’hypocrisie du gouvernement qui passe le temps à annoncer qu’il va ouvrir des négociations, mais qui, finalement, fait du dilatoire en négligeant les libertés syndicales», a-t-il poursuivi.
Georges Kouamé











