Le lundi 3 juillet 2017, les députés burkinabè ont adopté le projet de loi, portant allègement des procédures de contractualisation du programme partenariat public-privé (ppp). En d’autres termes, il faut comprendre que le vote de ce projet de loi par les élus du pays des hommes intègres, permettra au gouvernement de «brûler» des étapes dans la passation des contrats, par la procédure de l’attente directe avec des entreprises privées. L’Etat burkinabè se dispense ainsi, de par cette loi, de tous les mécanismes auparavant indispensables à l’octroi de marchés, tels que les appels d’offres pour les marchés publics.
C’est contre cette pratique qui serait digne d’un régime corrompu, que l’opposition dans sa majorité, s’est insurgée. Car pour elle, c’est la porte ouverte à tous les excès et à tous les arrangements mesquins. Ainsi, ne voulant pas s’associer à cette mascarade, et pour ne pas être taxés de complices, les députés de l’opposition ont déserté l’hémicycle, avant l’examen et l’adoption du projet de loi sur l’allègement de contractualisation du programme partenariat public-privé ; excepté deux, à savoir Jacques Palenfo et Elisée Kiemdé.
Cependant, le président du groupe parlementaire UPC s’est voulu plus clair envers ses concitoyens, quant à la position de l’opposition : «L’opposition politique n’est pas contre la réalisation d’infrastructures au profit d’une population laborieuse. Toute fois, elle ne souhaite pas se rendre complice d’un mode de passation de marchés de gré à gré, qui consacrerait la corruption accélérée et le pillage de nos ressources ».
Yannick Kobo












