«Il faut sortir du cadre de formation classique qui laisse l’étudiant sur le carreau après l’obtention de son diplôme. Nous, nous avons décidé d’accompagner nos étudiants dans leur insertion professionnelle après la formation». C’est sur ces propos que le Directeur Général des Établissements Henri Poincaré de Bouaké, Kouakou Marcellin, a ouvert la séance de formation en entrepreneuriat qui s’est tenue le samedi dernier au sein de l’établissement. C’est une initiative du Cabinet de Placement, du Suivi et de l’Insertion (CAPSI) créée au cours de l’année académique 2011-2012. Cette structure a pour mission d’aider les étudiants à obtenir un stage après leur admissibilité au Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Elle leur assure également des formations en entrepreneuriat, un encadrement technique pour une insertion professionnelle réussie après l’obtention du diplôme. Selon la première responsable du CAPSI, Titine Atteby, cette formation n’est pas la première. Les étudiants en fin de cycle bénéficient des formations d’experts en entrepreneuriat depuis la création du cabinet. Pour elle, il est temps de passer à une autre phase; celle du financement des projets des étudiants ayant acquis des formations et dont les projets sont jugés bancables et viables par le jury mis en place. Cette unième formation a été assurée par Félix Kongo, ancien étudiant des Établissements Henri Poincaré de Bouake, aujourd’hui diplômé de Paris 12, d’un Master en Sciences de l’Education, spécialiste en formation, insertion et emploi.
Pour le formateur, l’Etat n’est pas le seul pourvoyeur d’emplois. «Ne restons pas là chaque fois en train de compter sur l’Etat. La demande est plus forte que l’offre. Ce qui veut dire que l’Etat ne peut pas employer tout le monde. Les emplois, nous pouvons en créer nous-mêmes .Formons-nous donc pour mieux appréhender la question de l’entrepreneuriat pour avoir une vie plus épanouie», a indiqué Félix Kongo.
Le Directeur Général des Établissements Henri Poincaré de Bouaké, lui, a annoncé une dotation de dix millions de francs CFA pour le financement des projets qui seront retenus à l’issue de la sélection du jury.
Armand Koffi
Correspondant régional












