Depuis 1990, le FPI a toujours organisé des festivités autour de ce qu’il appelle «fête de la liberté», pour marquer le retour du multipartisme, après plusieurs années de luttes acharnées, menées avec son leader charismatique Laurent Gbagbo. Et cet évènement a lieu le 30 avril de chaque année. Et cette année, il n’y a pas de raison supposée ou apparente que la fête ne puisse pas se tenir, surtout que l’ex-chef d’Etat et président historique du parti est toujours détenu à la Haye. Lui, qui suit de près la vie de son parti, et qui espère retrouver les acquis du FPI sauvegardés par les cadres du parti, s’il était éventuellement de retour dans son pays. Cependant, la réalité du terrain, présage de lendemains obscurcis par la rivalité féroce des deux tendances qui se disputent la gestion du pouvoir au sein du FPI. Ainsi la célébration de la fête de la liberté, de cette année, non seulement s’annonce comme un tournant décisif, mais aussi comme le théâtre de tous les risques, vu les tournées organisées par chaque camp, pratiquement dans les mêmes villes et aux mêmes endroits. Lesquelles tournées ne sont points destinées à l’expression de la politique qu’ils comptent mettre en place, pour la reconquête du pouvoir qu’ils ont perdu depuis 2010, mais donnent plutôt lieu à la manifestation de la haine que chaque chapelle nourrit envers l’autre. Ce qui se traduit, dans sa phase visible, par les attaques et les contre attaques verbales.
- Manifestation de la haine que chaque camp nourrit contre l’autre
Chaque partie étant tantôt en situation offensive, tantôt, sur la défensive. Jusqu’ à ce jour, le camp Sangaré et le camp Affi n’ont pas encore franchi le Rubicon. Mais à une semaine, de la célébration de la fête de la liberté décidée par le camp Sangaré, qui aura lieu à Akouré (département d’Alépé), du 29 au 30 avril prochain, la tension suscitée par cette annonce a atteint son paroxysme. Le clash est plus que jamais évident, eu égard aux discours guerriers et de défiance entretenus par chaque camp. Le FPI de Affi a de son côté produit un communiqué, selon lequel, « cette prétendue fête de la liberté » organisée par Sangaré, est un délit d’usurpation, de faux et d’usage de faux. Il entend donc faire respecter la légalité .c’est-à-dire interdire par tous les moyens, cette ‘’frauduleuse’’ manifestation, car il demeure le président légal du FPI. Lageneraledepresse.net












