@informateur.ci- Le président iranien Massoud Pezeshkian a adopté un ton ferme, mercredi 23 septembre 2026, devant l’Assemblée générale des Nations unies. Alors que les tensions restent vives entre Téhéran et Washington, le dirigeant iranien a rejeté les menaces américaines et assuré que son pays ne céderait pas à la pression.
«L’Iran ne baissera jamais la tête», a déclaré Massoud Pezeshkian, dénonçant ce qu’il qualifie de « terrorisme américain». Il a affirmé que son pays n’avait « jamais été un agresseur» et n’avait « jamais démarré de guerre», tout en promettant une intensification de la résistance face aux sanctions, aux pressions économiques et aux menaces militaires.
Cette déclaration intervient au lendemain du discours de Donald Trump à la tribune de l’ONU. Le président américain avait évoqué la possibilité d’« annihiler » la République islamique en l’absence d’accord, tout en laissant ouverte la voie à une solution diplomatique.
Le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux points de tension entre les deux pays. Massoud Pezeshkian a averti que Téhéran ne permettrait pas que cette voie maritime stratégique soit utilisée pour mener une « agression » contre l’Iran.
Le trafic maritime y est fortement perturbé depuis le début du conflit. Cette situation pèse sur les marchés de l’énergie, le détroit constituant une voie essentielle pour le transport mondial des hydrocarbures. Washington exerce de son côté une forte pression économique et maritime sur Téhéran.
Parallèlement à cette confrontation verbale, des efforts diplomatiques se poursuivent à New York. Des responsables iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, ont échangé indirectement avec l’émissaire américain Steve Witkoff, avec l’intervention de médiateurs. Les discussions portent notamment sur la fin du conflit et les conditions permettant une réouverture du détroit d’Ormuz.
Ces contacts illustrent le contraste entre les déclarations publiques très fermes des deux camps et la poursuite de canaux diplomatiques en marge de l’Assemblée générale. Les négociations restent toutefois fragiles, alors que les divergences sur les sanctions, le conflit et le programme nucléaire iranien demeurent importantes.
Djah OPELY












