@informateur.ci- Un Collectif de coopératives et d’acheteurs de café cacao a haussé le ton le lundi 8 août 2026 à la Caistab au Plateau, après avoir été empêché de rencontrer les responsables du Conseil du Café-Cacao (CCC). Le porte-parole du Collectif, Stéphane Takry Goupi, a dénoncé le fait que les membres de la délégation aient été empêché d’avoir accès aux responsables de le CCC et lui-même brutalisé par les éléments de la police nationale, à la suite des échauffourées qui sont survenus sur les lieux.
Le Collectif entendait rencontrer les responsables du CCC pour soumettre à leur attention la situation des stocks résiduels non écoulés qui s’accumulent toujours dans les entrepôts de nombreuses coopératives. Face à ce qu’ils considèrent comme une fin de non-recevoir, le Collectif menace de perturber la campagne principale qui vient de s’ouvrir si rien n’est fait par les autorités ivoiriennes pour résoudre l’épineuse question des stocks résiduels non pris en compte par le programme étatique de rachat, pour lequel le CCC a reçu un montant de 291 milliards de l’Etat.
On le voit, la tension reste vive en ce début de septembre 2026. D’autant plus que cette cette manifestation de colère s’ajoute au mécontentement général du monde paysan face au maintien du prix d’achat du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme, un tarif jugé insuffisant au regard de l’évolution des cours mondiaux et de la situation des paysans en pleine rentrée scolaire dans un contexte de plus en plus difficile de cherté de la vie.
Une chose est sûre, le Conseil du Café-Cacao ne peut pas tourner sans raison valable la page des stocks résiduels non rachetés par l’Etat. Il faut régler la question. Sinon elle risque de déclencher une autre crise dans la filière, dont on peut faire l’économie. L’Etat doit trouver une solution à la situation en dégageant les fonds nécessaires pour racheter les stocks résiduels encore entreposés, que le CCC n’a pas pris en compte dans l’opération de rachat.
Sir ALFRED












