Poutine aurait une longueur d'avance militaire et tactique sur ses contempteurs.

@Informateur- En pleine visite, jeudi à Kiev, du Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, les forces russes ont détruit les ateliers de l’entreprise spatiale Artiom par des frappes de “haute précision”. Banalisant ainsi la présence de ce haut diplomate des Nations unis en Ukraine.

En effet, “Les forces russes ont détruit avec des armes de haute précision de longue portée les ateliers de l’entreprise spatiale Artiom dans la ville de Kiev», a indiqué, ce vendredi, le ministère russe de la Défense.

Ces tirs de «haute précision» auxquels semblent s’exercer les forces russes depuis un certain temps devraient donner à réfléchir à Kiev et à ses soutiens. C’est dire que la Russie peut frapper n’importe quelle cible dans la capitale, y compris la présidence mais fait preuve d’une certaine retenue.

  • Ces tirs de précision qui doivent interpeller

48 heures avant la destruction de ces ateliers, la Russie réduisait en cendres des stocks d’armes livrées par les États-Unis et l’Europe à l’Ukraine. A propos de ces frappes de précision, on constate que les médias occidentaux sont subitement muets sur la qualité des renseignements russes.

En effet, selon un expert en sécurité interrogé par informateur.ci, Vladimir Poutine applique dans cette guerre une tactique qui échappe aux «arrogants occidentaux». «Il donne l’impression que son armée s’enlise en Ukraine. C’est ce qu’il veut laisser croire. Cela pousse subséquemment les occidentaux à s’engouffrer dans ce qu’ils considèrent comme une brèche, en fournissant des armes à l’Ukraine pour mieux se défendre», rapporte l’expert qui a requis l’anonymat.

Et de prévenir : «Ils (les occidentaux) vont vite commettre l’erreur de fournir des armes lourdes à l’Ukraine et la Russie prendra prétexte pour expérimenter les nouvelles armes de destructions massives dont elle est, à ce jour, le seul pays à en disposer».

A en croire notre interlocuteur, Poutine n’a pas développer ses nouvelles armes juste pour le plaisir, tout comme il n’a pas ouvert la guerre en Ukraine pour le plaisir. «Tout cela obéi à une certaine logique. Il connait les limites des capacités des armées occidentales mieux qu’on le pense et l’Ukraine pourrait bien vite devenir le cadet des soucis du monde si l’on continue de fournir des armes à ce pays plutôt que d’explorer d’autres modes de résolution».

  • Vladimir Poutine aura prévenu

Une hypothèse à prendre au sérieux d’autant plus que, plus d’une fois, Vladimir Poutine l’a répété, alors, sans faiblesse : «ils (les États-Unis ndlr) doivent savoir qu’ils créeront une menace géopolitique pour nous, et devront savoir qu’il y aura une réponse, une frappe de réponse rapide. Nous avons pour cela des instruments que personne n’a aujourd’hui, et nous utiliserons ces outils si c’est nécessaire, je souhaite que tout le monde le sache». Libre aux occidentaux de tenter le diable s’ils veulent exporter des scènes de désolation sur leurs territoires. Vladimir Poutine aura prévenu.

Alfred SIRIMA