@informateur- Dans une déclaration dont nous avons reçu copie, la Plateforme Panafricaine Efforts de Paix estime que les 24 mois que la Cédéao a accordé à la Transition Burkinabè devraient permettre aux Burkinabè d’opérer une catharsis afin de s’unir sur l’essentiel. Ci-dessous la déclaration.

Le 61e sommet des chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris dimanche 3 juillet à Accra d’importantes décisions en ce qui concerne le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. Si le cas de la Guinée demeure en discussion avec la perspective de l’envoi d’un médiateur sur place, la Plateforme Panafricaine Efforts de Paix qui croit que les sanctions économiques prises contre le peuple malien, étaient injustes, se réjouit de leur levée.
Cette décision ainsi que la validation du chronogramme électoral malien  traduit une décrispation des rapports entre la junte au pouvoir à Bamako et l’instance sous régionale. Ce qui augure d’une suite moins conflictuel.

Concernant le Burkina Faso, la Plateforme Panafricaine Efforts de Paix salue le consensus trouvé avec les autorités de la Transition pour un retour à l’ordre constitutionnel dans un délai de 24 mois.

Maintenant que le Burkina est en phase avec l’organisation Ouest-africaine, la Plateforme Panafricaine Efforts de Paix exhorte les autorités de la Transition à plus d’engagement et de rigueur dans les axes majeurs qu’elles se sont assignés en vue de parvenir à des résultats qui soient à la hauteur des motivations qui ont valu leur avènement en janvier 2022.

La Plateforme Panafricaine Efforts de Paix se satisfait jusque-là de la marche de cette Transition, notamment les gages de réconciliation et la  montée en puissance de l’armée qui reprend progressivement la main dans cette guerre asymétrique.

Tout en se réjouissant de la libération totale de l’ex-Président Roch Marc Christian Kaboré, la Plateforme Panafricaine Efforts de Paix invite instamment le Président Paul-Henri Sandaogo Damiba à prendre, en toute souveraineté, une grâce présidentielle en faveur des détenus politiques, y compris l’ex-Président Blaise Compaoré.

A ceux qui s’obstinent à vivre dans une rancœur contreproductive  et qui prétendent même n’avoir jamais commis de crime pour accorder leur pardon à autrui, la Plateforme Panafricaine Efforts de Paix ne cessera jamais de leur opposer l’intérêt supérieur de la nation. C’est l’heure de la catharsis burkinabè.

Fait à Abidjan le 4 juillet 2022
Le Président
Hamed Savadogo