@informateur.ci- La CAP-Côte d’Ivoire rejette la CEI, qu’elle juge inféodée au pouvoir, et annonce qu’elle ne participera pas au processus de parrainage des candidats.
Dans un communiqué signé le 20 juin 2025 par Mme Simone Ehivet Gbagbo, la Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) a annoncé son refus catégorique de répondre à l’appel de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Cette dernière avait enjoint les partis à lui transmettre, d’ici le 20 juin, les noms des coordinateurs et coordinateurs adjoints en vue du processus de parrainage des candidats à la présidentielle prévue plus tard cette année.
La CEI, dans une note datée du 11 juin, précisait également qu’une formation relative à la collecte des parrainages serait organisée le 23 juin. Mais pour la CAP-CI, cette étape est prématurée et dénuée de légitimité.
La coalition dénonce fermement l’attitude de la CEI, qu’elle accuse de partialité et de proximité avec le pouvoir en place. Selon la déclaration, « la CEI s’est transformée en caisse de résonance du pouvoir RHDP, exécutant son agenda sans tenir compte des appels au dialogue ni des recommandations faites pour un processus électoral équitable».
La CAP-CI rappelle avoir, à plusieurs reprises, soulevé des préoccupations majeures concernant l’organisation des élections, notamment l’absence d’une Révision de la Liste Électorale (RLE) en 2025, les anomalies de la liste électorale dite « définitive », ainsi que l’absence de réformes structurelles de la CEI, jugée non indépendante.
Face à ce qu’elle qualifie de déni de dialogue et d’opacité dans la conduite du processus électoral, la coalition affirme ne plus reconnaître la CEI dans sa composition actuelle. En conséquence, elle annonce qu’aucune liste de coordinateurs ne sera transmise, considérant l’organe électoral comme « illégitime et inapte à organiser des élections libres et crédibles».
Enfin, la CAP-Côte d’Ivoire en appelle à la responsabilité du gouvernement et exhorte à l’ouverture urgente d’un dialogue politique inclusif, afin de discuter des fondamentaux démocratiques et des réformes attendues par l’opposition et la société civile. Elle interpelle également la communauté nationale et internationale sur ce qu’elle qualifie de dérives du pouvoir actuel, tout en réaffirmant son engagement à utiliser tous les moyens légaux, non-violents et démocratiques pour faire entendre ses revendications.
Yannick KOBO





