@informateur.ci- À la suite de l’opération de déguerpissement menée à Vridi 3 par le District autonome d’Abidjan, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a annoncé la production prochaine d’un rapport sur les conditions de déroulement de cette intervention et ses conséquences sur les populations affectées.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de crise tenue mercredi 3 juin au cabinet du maire de Port-Bouët, en présence des représentants du CNDH. Les échanges ont porté sur les répercussions humaines de l’opération de déguerpissement ainsi que sur les manquements relevés dans son exécution.
Selon les participants, la rencontre a permis d’évaluer la situation des nombreuses familles touchées par cette opération, dont plusieurs se retrouvent dans une situation de grande précarité. Les représentants du CNDH ont indiqué qu’un rapport détaillé serait élaboré afin de faire la lumière sur les faits constatés et de formuler, le cas échéant, des recommandations aux autorités compétentes.
Les autorités municipales de Port-Bouët ont, pour leur part, rappelé que l’opération avait été engagée le mardi 2 juin sans information préalable ni concertation avec la mairie, malgré les importantes implications sociales qu’elle comportait. Elles estiment que l’absence de dialogue en amont a contribué à accentuer les difficultés rencontrées par les populations concernées.
Dans le prolongement de cette réunion, une délégation municipale s’est rendue sur le site de Zimbabwé, à Vridi 3, afin de constater l’ampleur des dégâts et d’échanger avec les habitants affectés par le déguerpissement.
Cette mission de terrain vise notamment à recueillir les préoccupations des sinistrés et à évaluer les besoins urgents en matière d’assistance. Le rapport annoncé par le CNDH est désormais attendu pour éclairer les circonstances de cette opération qui continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique.
Yannick KOBO












