@informateur.ci- L’avocat et ancien député, Me Jean-Chrysostome Blessy, affirme avoir été empêché de quitter la Côte d’Ivoire lors de son dernier déplacement prévu pour des soins médicaux en Tunisie. Le juriste a livré son témoignage après un incident survenu à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.
Selon ses explications, Me Blessy effectuait depuis avril des voyages réguliers vers Tunis pour suivre un traitement médical nécessitant une visite toutes les trois semaines. Le déplacement du mercredi 1ᵉʳ octobre devait être le neuvième et le dernier de son programme thérapeutique.
« Après avoir accompli toutes les formalités et pris place dans la salle business, un agent de la sûreté a pris en photo mon passeport. Quinze minutes plus tard, deux policiers sont venus m’informer que je ne pouvais pas voyager sans une autorisation du procureur», a-t-il relaté.
Conduit dans un bureau par les agents, l’avocat dit avoir été surpris par cette interdiction, affirmant n’avoir jamais reçu de convocation, ni de la police, ni du parquet, ni du pôle pénal économique. Il indique avoir tenté de joindre le procureur, en vain, celui-ci étant annoncé en réunion au moment des faits. « Ce qui m’a le plus choqué, c’est la manière dont j’ai été reconduit hors de la salle d’embarquement, escorté par plusieurs policiers. Mon épouse a dû venir me récupérer pour rentrer à la maison », a confié Me Blessy.
Aujourd’hui, il demande à connaître les raisons exactes de cette mesure restrictive. « Quels sont les motifs de mon interdiction de voyager ? Je souhaite d’abord en prendre connaissance avant d’engager toute action. Je ne peux avoir un recours que lorsque je connaîtrai les faits qui me sont reprochés», a-t-il précisé.
Souffrant d’une gêne persistante à la jambe, l’avocat se dit préoccupé par l’interruption de son traitement. Il affirme avoir saisi l’Assemblée nationale afin qu’elle sollicite des clarifications et entame des démarches auprès du procureur en collaboration avec ses avocats, pour accéder à un éventuel dossier le concernant.
En attendant des réponses officielles, Me Blessy insiste sur la nécessité de poursuivre ses soins médicaux à l’étranger, tout en réaffirmant son incompréhension face à cette interdiction de sortie du territoire.
Djah OPELY












