@informateur.ci- Mamadou Koulibaly est monté au créneau pour répondre aux détracteurs du Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire (PPA-CI), vivement critiqué pour ses appels répétés au dialogue avec le pouvoir en place. Face aux accusations de complaisance, l’ancien responsable politique a tenu à clarifier sa position : dialoguer avec un régime issu d’un coup d’État ne signifie en aucun cas légitimer ses actes.
Selon l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, le dialogue relève avant tout d’un choix stratégique fondé sur le réalisme politique. « Parler avec un pouvoir existant, quel qu’il soit, revient simplement à reconnaître un rapport de force », estime-t-il. À l’inverse, refuser toute discussion au nom de l’émotion ou de principes rigides conduirait, selon Mamadou Koulibaly, à l’isolement et à l’impuissance politique.
Dans sa prise de position, il insiste sur le fait que l’appel au dialogue lancé par le PPA-CI ne saurait être interprété comme une adhésion au régime en place, encore moins comme une forme de soumission. « Dialoguer n’est pas se soumettre », rappelle-t-il, soulignant que la politique responsable repose sur la lucidité, la compréhension des enjeux et la capacité à agir dans un contexte donné.
Pour Mamadou Koulibaly, la posture du PPA-CI s’inscrit dans une logique de cohérence et de constance. Le parti, affirme-t-il, a toujours privilégié la discussion comme moyen de résolution des crises et de défense de ses idéaux, sans renoncer à ses convictions ni à son rôle d’opposition.
Il déplore par ailleurs les « procès d’intention» et les postures qu’il juge stériles, estimant qu’une opposition crédible doit aller au-delà des slogans pour proposer des voies réalistes de sortie de crise. À ses yeux, gouverner comme s’opposer exige avant tout responsabilité et sens politique, loin des réactions dictées par l’émotion.
Djah OPELY













