@informateur.ci- La campagne électorale en vue des élections législatives prévues le 27 décembre 2025 s’est officiellement ouverte ce vendredi 19 décembre sur l’ensemble du territoire national. Ce lancement marque l’entrée en compétition de 2 740 candidats déterminés à conquérir les 255 sièges de l’Assemblée nationale, selon les chiffres communiqués par la Commission électorale indépendante (CEI).
D’après l’organe électoral, 1 124 dossiers de candidature ont été validés à l’issue du processus de sélection. Ces dossiers correspondent à 1 370 candidats titulaires, chacun accompagné d’un suppléant, soit également 1 370 suppléants. Ce volume important de candidatures témoigne d’une forte mobilisation de la classe politique autour de ce scrutin majeur, considéré comme une étape clé du calendrier électoral ivoirien.
Toutefois, malgré cet engouement global, la représentation des femmes demeure en deçà des attentes. Parmi les candidats titulaires, la CEI dénombre 181 femmes contre 1 189 hommes, ce qui représente environ 13 % de femmes en lice. Du côté des suppléants, les femmes sont 243, contre 1 127 hommes, soit près de 18 % des candidatures. Des chiffres qui relancent le débat sur la participation féminine à la vie politique et la nécessité de renforcer les mécanismes de promotion du genre dans les instances de décision.
Tout au long de la période de campagne, les candidats et leurs équipes sont appelés à sillonner les différentes circonscriptions électorales afin de présenter leurs projets de société, exposer leurs programmes et convaincre les électeurs de leur accorder leur suffrage. Les meetings, porte-à-porte et débats publics rythmeront ainsi les prochains jours, dans un contexte où les enjeux politiques, économiques et sociaux occupent une place centrale.
Cette phase de campagne constitue une étape décisive pour la mise en place de la prochaine Assemblée nationale, appelée à jouer un rôle clé dans l’élaboration des lois et l’orientation des politiques publiques pour les années à venir. Les regards restent désormais tournés vers le scrutin, dont l’organisation et le déroulement seront scrutés de près par les acteurs politiques et la société civile.
Djah OPELY













