@informateur.ci- À Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire, un drame d’une rare violence a secoué les populations du village de Kagnenin, situé près de Katoumoro. Un acheteur de noix de cajou, identifié comme Koné Amidou, a été retrouvé sans vie après avoir été tué puis dissimulé dans une plantation d’anacarde. Le principal suspect, un planteur du nom de S. Nambega, a été interpellé par la Police anti-criminalité avant de reconnaître les faits.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect aurait prémédité son acte en attirant la victime dans son champ sous prétexte de lui vendre une importante quantité de noix de cajou. Une fois sur les lieux, il aurait neutralisé l’acheteur à l’aide d’un produit chimique avant de lui porter plusieurs coups de machette.
Après le meurtre, le présumé auteur aurait tenté d’effacer toute trace de son crime. Les enquêteurs indiquent qu’il aurait incendié le corps avant de l’enterrer dans sa plantation située à proximité du village de Kagnenin. Cette mise en scène visait à retarder les investigations et à compliquer l’identification des circonstances de la disparition de la victime.
Au cours de l’enquête, les forces de l’ordre ont également découvert que le suspect s’était emparé de la moto de Koné Amidou. Il aurait entrepris de modifier certains éléments de l’engin afin d’en masquer l’origine et d’éviter d’être relié à la disparition de l’acheteur.
Les investigations ont connu une avancée décisive lorsque les policiers ont retrouvé au domicile du suspect plusieurs cartes de services de transfert d’argent appartenant à la victime. Ces indices ont renforcé les soupçons des enquêteurs et conduit à son arrestation.
Interpellé le 23 mai 2026, S. Nambega est finalement passé aux aveux. Il a déclaré avoir agi par vengeance, accusant Koné Amidou d’avoir porté atteinte à sa réputation en le présentant auprès de certaines personnes comme un agresseur de femmes.
L’enquête se poursuit afin de déterminer avec précision les circonstances de cette affaire qui a profondément choqué les habitants de la région de Korhogo.
Djah OPELY












