@informateur.ci- Les responsables de deux importantes organisations syndicales de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire ont été placés sous mandat de dépôt, lundi 2 janvier 2026, à l’issue de longues auditions à la brigade de recherche de la gendarmerie du Plateau, à Abidjan.
Il s’agit de Koné Moussa, secrétaire général du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), et de Kanga Koffi, président de l’Association nationale des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (ANAPROCI). Les deux hommes ont été interpellés sur instruction du procureur de la République, Brahima Koné, dans le cadre d’une procédure judiciaire pour diffamation et accusation calomnieuse.
Selon des sources judiciaires, la plainte à l’origine de cette affaire a été déposée le 22 janvier 2026 par le directeur général du Conseil du café-cacao, Koné Brahima Yves. Après leur garde à vue et leur audition par les enquêteurs, les deux responsables syndicaux ont été écroués en attendant la suite de la procédure. Ils doivent être présentés ce mardi au procureur de la République près la Cour d’appel du Plateau, qui décidera des prochaines étapes judiciaires.
Basé à Abidjan, le SYNAP-CI, dirigé par Koné Moussa, est une organisation professionnelle agricole engagée dans la défense des producteurs de café et de cacao. Le syndicat milite notamment pour la revalorisation des prix au bord champ, l’amélioration des conditions de commercialisation et la mise en place effective d’une interprofession dans la filière.
De son côté, l’ANAPROCI, conduite par Kanga Koffi, fait partie des principales organisations de planteurs œuvrant pour la protection des intérêts économiques et sociaux des producteurs ivoiriens de café-cacao.
Pour rappel, le SYNAP-CI et l’ANAPROCI avaient publiquement dénoncé, depuis début décembre 2025, un blocage présumé de la commercialisation du cacao ivoirien au titre de la campagne 2025-2026, des déclarations qui seraient au cœur de la plainte déposée par le Conseil du café-cacao.
Yannick KOBO













