@informateur.ci- Le Ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a tenu, du 26 au 29 août 2025, à Yamoussoukro, un atelier stratégique consacré à l’amélioration de l’enseignement général dans le secteur privé. Cette rencontre, rassemblant divers acteurs institutionnels et sociaux, visait à repenser les mécanismes de régulation et de collaboration entre l’État et les établissements privés d’enseignement.
L’éducation étant un pilier majeur du développement national, l’État ivoirien s’appuie sur les écoles privées pour compléter son action. Toutefois, ce partenariat public-privé se heurte à des difficultés persistantes : irrégularité des salaires, insuffisance des infrastructures, fraude aux examens, non-respect des directives ministérielles, existence d’établissements clandestins ou encore conventions devenues caduques.
Représentant la ministre Mariatou Koné à l’ouverture des travaux, Anastasie Kakou Sepou, Directrice de Cabinet adjointe, a rappelé que cet atelier constitue «un creuset d’échanges et de propositions constructives», destiné à bâtir un dialogue durable entre le gouvernement et ses partenaires éducatifs.
Pour sa part, la Directrice de l’Encadrement des Établissements Privés (DEEP), Mme Touré née Diarra Mariam, a souligné que cette initiative s’inscrit dans une logique de dialogue social afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, fortement affectée par les difficultés du secteur.
Durant trois jours, représentants de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), du Trésor, des faîtières d’écoles privées laïques et confessionnelles, ainsi que des syndicats des enseignants ont formulé une série de recommandations clés. Parmi elles : la revalorisation des salaires et la protection sociale des personnels ; le respect du Code du travail et du calendrier scolaire ; la mise en place d’un cadre permanent de concertation ; la formation en management et en gestion financière pour les fondateurs ; la révision de la convention collective et la régulation du paiement des frais de scolarité; l’amélioration des conditions de formation continue des enseignants.
Selon les chiffres du MENA, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui 3 008 établissements secondaires privés autorisés, dont 2 239 accueillent près de 987 638 élèves affectés par l’État.
L’ensemble de ces recommandations vise à renforcer les relations entre fondateurs et enseignants, tout en garantissant une amélioration durable de la qualité des enseignements et des apprentissages. Cet atelier marque ainsi une étape décisive vers la consolidation du rôle du privé dans le système éducatif ivoirien.
Djah OPELY











