@informateur.ci- L’Union nationale des sociétés coopératives agricoles leaders de Côte d’Ivoire (UNSCAL-CI) a salué la décision de l’État ivoirien de racheter l’ensemble des stocks résiduels de café-cacao, une mesure jugée déterminante pour fluidifier la commercialisation de la campagne principale 2025-2026.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 22 janvier à Abidjan, l’UNSCAL-CI a dressé le constat d’une lenteur persistante dans l’écoulement des produits depuis le début de la campagne. Cette situation a entraîné un engorgement des magasins de stockage des sociétés coopératives, ainsi que l’arrêt des achats auprès des producteurs dans plusieurs zones de production.
Selon l’organisation présidée par Moussa Sawadogo dit Moussa Cacao, ces stocks accumulés, assimilables à des invendus, ont fragilisé les relations entre les coopératives et leurs membres. Nombre de producteurs ont livré leurs récoltes dans le cadre de dépôts-ventes ou perçu des avances partielles, dans l’attente d’un paiement intégral après la commercialisation, accentuant ainsi les tensions au sein de la filière.
Face à cette crise, l’UNSCAL-CI indique que l’attention des acteurs s’est naturellement tournée vers le Conseil du Café-Cacao (CCC) et les autorités gouvernementales. Elle se félicite à cet égard de la conférence de presse animée le mercredi 15 janvier 2026 par le directeur général du CCC, Yves-Brahima Koné, au cours de laquelle il a annoncé que l’État procéderait au rachat de tout le stock résiduel de la production.
Cette annonce a été confirmée le mardi 20 janvier 2026 par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Adjoumani Kouassi Kobenan, qui a précisé les mécanismes envisagés pour résorber la crise.
L’UNSCAL-CI salue ces «mesures salvatrices » qui garantissent le prix bord champ du kilogramme de cacao fixé à 2 800 FCFA et permettront l’achat ainsi que l’enlèvement effectif des stocks. Elle rend également hommage à la résilience des producteurs et les exhorte à maintenir leur confiance envers les autorités, engagées à apporter des solutions rapides et durables aux difficultés de la filière café-cacao.
Djah OPELY













