@informateur.ci- La Côte d’Ivoire a officiellement instauré une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 9 % sur les aliments destinés aux animaux d’élevage. La mesure concerne également les intrants utilisés dans la fabrication de ces aliments ainsi que les emballages servant à leur conditionnement, selon un communiqué de la Direction générale des Impôts (DGI). Cette nouvelle disposition est entrée en vigueur le samedi 17 janvier 2026. Elle s’inscrit dans le cadre de la réforme fiscale prévue par la loi de finances pour l’exercice 2026, adoptée par les autorités ivoiriennes afin d’élargir l’assiette fiscale et d’optimiser les recettes de l’État.
Jusqu’à la fin de l’année 2025, les aliments pour bétail, les aliments destinés aux animaux de basse-cour, ainsi que les intrants entrant dans leur production bénéficiaient d’une exonération totale de TVA. Cette situation a changé avec l’annexe fiscale à la loi de finances 2026, qui a supprimé ces exonérations et intégré ces produits dans le champ d’application de la TVA, au taux réduit de 9 %.
Selon l’administration fiscale, cette réforme vise à harmoniser le régime de taxation de certains produits agricoles et agro-industriels, tout en renforçant la mobilisation des ressources internes. La DGI invite par ailleurs les opérateurs du secteur de l’élevage, notamment les fabricants, importateurs et distributeurs d’aliments pour animaux, à se conformer aux nouvelles obligations fiscales en vigueur.
Toutefois, cette décision pourrait avoir des répercussions sur les coûts de production dans la filière élevage, déjà confrontée à la hausse des prix des matières premières et aux défis liés à la sécurité alimentaire. Les professionnels du secteur redoutent notamment une augmentation des prix des aliments pour animaux, susceptible d’affecter la rentabilité des exploitations et, à terme, les prix des produits d’origine animale sur le marché local.
Yannick KOBO













