@informateur.ci- La Côte d’Ivoire a enregistré plus de 2 000 milliards FCFA (environ 3,6 milliards USD) d’investissements cumulés dans le secteur minier au cours des dix dernières années. L’annonce a été faite cette semaine lors de la conférence Mining Indaba, organisée en Afrique du Sud, confirmant la dynamique de croissance que connaît l’industrie extractive ivoirienne.
Ce montant, bien qu’illustrant une progression significative du secteur, reste en deçà des ambitions affichées par les autorités. Le gouvernement ivoirien vise en effet la mobilisation de 11 400 milliards FCFA d’investissements à l’horizon 2040, dans le cadre de sa stratégie de développement et de diversification économique.
La conférence, qui s’est tenue du 9 au 12 février dans la ville du Le Cap, est considérée comme le plus grand rendez-vous minier du continent africain. À cette tribune, la délégation ivoirienne a multiplié les rencontres avec des investisseurs internationaux afin de mettre en avant les opportunités qu’offre le sous-sol national.
Au cours d’un panel dédié, les responsables ivoiriens ont présenté les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires, renforcer la transparence et sécuriser les investissements.Selon Seydou Coulibaly, directeur général des Mines et de la Géologie au ministère ivoirien des Mines, la performance enregistrée sur la dernière décennie repose sur plusieurs facteurs favorables. Il a notamment évoqué la stabilité politique relative, l’amélioration du cadre réglementaire, ainsi que les efforts consentis en matière d’infrastructures.
Les autorités entendent également accélérer l’exploration de nouveaux gisements et encourager la transformation locale des ressources, afin d’accroître la valeur ajoutée et les retombées économiques pour le pays.
Avec des réserves aurifères en hausse et un intérêt croissant des compagnies minières internationales, la Côte d’Ivoire ambitionne de s’imposer durablement comme l’un des pôles miniers majeurs en Afrique de l’Ouest.
Djah OPELY
