@informateur.ci- Face à la perspective d’un quatrième mandat du président Alassane Ouattara, la Ligue des Femmes du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) hausse le ton. Dans un communiqué publié ce dimanche 3 août, l’organisation féminine du principal parti d’opposition dénonce une « confiscation du pouvoir » et appelle à une « mobilisation générale et historique ».
Pour la Ligue, cette ambition présidentielle constitue une violation flagrante de la Constitution ivoirienne, un déni des principes démocratiques, et un risque sérieux pour la stabilité du pays. « Ce projet dangereux menace la paix, la stabilité et l’avenir de nos enfants », affirme le document signé par la présidente nationale, Séri Louma Hortense.
L’appel s’adresse à toutes les femmes de Côte d’Ivoire, qu’elles soient militantes, sympathisantes ou simples citoyennes. La Ligue les exhorte à sortir du silence, à s’organiser, et à se préparer à agir contre ce qu’elle qualifie de « dérive autoritaire ». « Trop, c’est trop ! », clame le communiqué, dénonçant une accumulation de souffrances, d’arrogance et de violations des droits.
Se réclamant de l’héritage des femmes qui, à travers l’histoire, ont marqué les luttes démocratiques, la Ligue veut faire entendre une voix féminine forte dans le débat politique actuel. Elle invite également la diaspora à se joindre à la mobilisation. L’enjeu : empêcher, selon elle, « le mandat de trop » et préserver les acquis démocratiques en péril.
Ce message s’inscrit dans un climat politique tendu, alors que l’annonce officielle d’un nouveau mandat présidentiel soulève critiques et inquiétudes dans l’opposition. À moins de trois mois de la présidentielle de 2025, les lignes de fracture se durcissent.
«Pour nos enfants, pour notre dignité, pour notre avenir», conclut l’appel, qui sonne comme un cri d’alarme et un signal de rassemblement.
Djah OPELY











