@informateur.ci- Cinq gendarmes ivoiriens interpellés à la frontière avec le Burkina Faso par des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été libérés après une semaine de tractations diplomatiques. Ils sont rentrés à Abidjan le 28 juin.
Les cinq gendarmes ivoiriens arrêtés il y a une semaine par des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont retrouvé la liberté. Selon une source sécuritaire, ils sont rentrés à Abidjan dans la soirée du samedi 28 juin.
Leur retour s’est fait dans la plus grande discrétion. Affectés à un poste dans la région de Bouna, à proximité de la frontière burkinabè, les militaires avaient été interpellés alors qu’ils menaient une opération dans une zone sensible, récemment visée par une action contre un site d’orpaillage clandestin. C’est lors d’un contrôle jugé « de routine » par les autorités burkinabè que les VDP — des civils armés épaulant l’armée dans la lutte contre les groupes jihadistes — ont procédé à leur arrestation.
L’incertitude demeure quant au lieu exact de leur interpellation : certains évoquent un franchissement involontaire de la frontière, d’autres parlent d’une confusion dans une zone où la délimitation reste floue. Ce contexte de frontière poreuse, souvent théâtre de tensions liées aux activités criminelles transfrontalières, complique la situation.
Les négociations menées en coulisses entre les autorités des deux pays ont permis d’éviter une escalade diplomatique. Un compromis a été trouvé après plusieurs jours de discussions, aboutissant à leur libération et à leur retour sain et sauf.
Ce type d’incident n’est pas nouveau. En avril dernier, plusieurs VDP burkinabè avaient été arrêtés côté ivoirien avant d’être relâchés. En septembre 2023, deux gendarmes ivoiriens capturés au Burkina Faso n’avaient été libérés qu’après plus d’un an de détention. Ce nouvel épisode illustre les tensions récurrentes et les défis sécuritaires dans cette zone frontalière.
Yannick KOBO













