@informateur.ci- Face à une rentabilité de plus en plus fragilisée, l’Association nationale des aviculteurs modernes de Côte d’Ivoire (ANAM-CI) intensifie son plaidoyer en faveur d’une suppression totale de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux intrants et aliments de volaille. Dans un communiqué adressé aux aviculteurs, aux consommateurs et à l’ensemble des populations ivoiriennes, l’organisation tire la sonnette d’alarme sur la situation critique que traverse le secteur avicole.
Selon l’ANAM-CI, les premières négociations menées avec l’Interprofession avicole ivoirienne (IPRAVI) et les différentes associations professionnelles ont permis d’obtenir une réduction partielle de la TVA, passée de 18 % à 9 %. Une avancée jugée toutefois insuffisante au regard des réalités du terrain. « Le maintien d’une TVA à 9 % a entraîné une hausse très significative du prix des aliments de volaille », déplore l’association.
Cette augmentation des coûts des intrants impacte directement le coût de production et de livraison, mettant en péril la rentabilité des exploitations avicoles. Depuis plus d’une semaine, de nombreux producteurs subissent de plein fouet cette hausse, certains étant contraints de produire à perte, dans un contexte déjà marqué par la cherté des matières premières et les difficultés d’approvisionnement.
Face à cette situation préoccupante, l’ANAM-CI affirme poursuivre sans relâche ses démarches auprès des institutions compétentes afin d’obtenir une suppression totale de la TVA sur les aliments de volaille. Une mesure que l’association considère comme indispensable pour soulager durablement le secteur et garantir la pérennité des exploitations.
Parallèlement, dans un souci de responsabilité et de préservation de l’équilibre du marché, l’ANAM-CI annonce la convocation prochaine d’une réunion, à l’issue d’études d’impact de cette TVA sur la production. L’objectif sera de réajuster, de manière raisonnable, les prix du poulet et de l’œuf, afin d’éviter une crise plus profonde, tout en maintenant l’accessibilité de ces denrées essentielles pour les populations ivoiriennes. Le président de l’ANAM-CI, N’Gname K. Victor, appelle ainsi à une prise de conscience collective pour sauver la filière avicole nationale.
Djah OPELY













