@informateur.ci- La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa politique de préservation de l’environnement. Le gouvernement prévoit la restauration de 30.000 hectares de mangroves le long du littoral national afin de protéger les écosystèmes côtiers, préserver les ressources halieutiques et renforcer la résilience des populations face aux effets du changement climatique.
L’annonce a été faite le 10 juin 2026 à Sassandra par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, à l’occasion de la célébration de la Quinzaine nationale de l’environnement et du climat (QNEC 2026).
Selon le ministre, la mangrove de Sassandra représente un patrimoine naturel stratégique en raison des nombreux services qu’elle offre aux communautés locales. Ces écosystèmes jouent un rôle essentiel dans la reproduction des poissons, la protection du littoral contre l’érosion côtière, la conservation de la biodiversité ainsi que le stockage du carbone. Ils contribuent également à la régulation du climat local et au maintien de l’équilibre écologique.
Abou Bamba a toutefois relevé une situation préoccupante dans certaines localités.
Entre 2000 et 2023, les villages de Niani, Brodjé et Cocoplage ont enregistré une perte de 1.006 hectares de mangroves bien conservées. À l’inverse, les zones de Dagbégo et Niéga ont connu une légère progression de leurs superficies de mangroves sur la même période.
Le ministre s’est montré optimiste quant à la possibilité d’inverser cette tendance grâce à une mobilisation accrue des acteurs concernés et à la mise en œuvre de mesures adaptées.
La cérémonie a également été marquée par la remise de kits de transformation de manioc en attiéké à des groupements de femmes. Chaque bénéficiaire a reçu un chèque de 350.000 FCFA pour lancer son activité, avec un accompagnement technique assuré par l’ANADER.
Par ailleurs, le ministère des Ressources animales et halieutiques apportera son soutien au développement d’activités d’élevage porcin, avicole et piscicole. À travers ces initiatives, le gouvernement entend concilier restauration des mangroves, autonomisation des femmes et développement économique durable des communautés côtières.
Djah OPELY












