@informateur.ci- La Côte d’Ivoire et le Ghana ont achevé la première phase d’abornement de leur frontière terrestre, couvrant 150 km. Une initiative saluée pour son rôle dans la paix, la sécurité et la coopération transfrontalière.
La Côte d’Ivoire et le Ghana franchissent une étape majeure dans la délimitation de leur frontière terrestre. Lors de la cérémonie de pose de la première pierre d’abornement à Newtown, le secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI), Diakalidia Konaté, a annoncé que 150 kilomètres de frontière ont été couverts dans le cadre de la première phase du projet d’abornement, depuis la borne BP55.
Cette avancée marque le remplacement des bornes anciennes ou détériorées, renforçant la visibilité physique de la frontière et facilitant une gestion concertée et pacifique des espaces frontaliers.
Selon M. Konaté, cette opération traduit la volonté des dirigeants ivoiriens et ghanéens de faire de la frontière un espace de coopération et non de division. « Ce geste symbolique est bien plus qu’un simple acte technique : il témoigne du choix du dialogue et de la négociation pour prévenir tout différend», a-t-il déclaré.
Initiée après la création d’une Commission technique mixte en août 2022, la démarche s’inscrit également dans l’application de la décision du Tribunal international du Droit de la Mer relative à la frontière maritime entre les deux États.
Le représentant de la GIZ au Ghana, Yacin Saïd, a salué cet engagement des deux nations et affirmé le soutien continu de sa structure à l’aboutissement du projet. Il en va de même pour l’Union africaine, représentée par Sunday Okelo, qui a insisté sur la nécessité de l’implication des communautés locales dans ce processus.
Le gouvernement ivoirien réaffirme son engagement à finaliser rapidement la démarcation de l’ensemble de ses frontières, un enjeu stratégique pour la sécurité, la stabilité et le développement durable des zones frontalières.
Djah OPELY











