@informateur.ci- La Côte d’Ivoire est en deuil. Le préfet du département de Tanda, Koné Tamkoly Benoît, est décédé lundi 16 février 2026 aux environs de 21 heures à l’hôpital général de Tanda, des suites d’une courte maladie.
L’annonce de sa disparition a provoqué une vive émotion au sein de l’administration préfectorale et des populations locales. Dans le département de Tanda, situé dans la région du Gontougo (Nord-Est du pays), l’autorité préfectorale était unanimement saluée pour son sens de l’écoute, sa proximité avec les communautés et sa gestion jugée inclusive.
Depuis sa prise de fonction en 2020, Koné Tamkoly Benoît avait imprimé sa marque à la tête du département. Nommé en remplacement de Ackou Nathalie, il avait fait de la gouvernance de proximité un pilier de son action administrative. Convaincu que la stabilité sociale repose sur la compréhension des décisions publiques, il privilégiait le dialogue, la pédagogie et la concertation avec les différentes composantes de la société.
Présent sur le terrain, il multipliait les rencontres avec les chefs traditionnels, les leaders communautaires, les jeunes et les femmes, afin d’expliquer les orientations de l’État et de recueillir les préoccupations des populations. Cette méthode, fondée sur la communication et la transparence, lui avait valu le respect des autorités administratives, des forces vives du département et des partenaires locaux.
Sous son autorité, plusieurs initiatives en faveur de la cohésion sociale et du renforcement des liens entre l’administration et les communautés avaient été encouragées. Ces actions ont contribué à préserver un climat apaisé dans le département, dans un contexte national où la consolidation de la paix sociale demeure un enjeu majeur.
Entré dans l’administration territoriale en 1994, Koné Tamkoly Benoît totalisait plus de trois décennies de service au sein de l’appareil d’État. Son parcours était marqué par la rigueur professionnelle, le sens du devoir et un attachement constant aux valeurs républicaines.
Marié et père de cinq enfants, il laisse derrière lui une famille profondément éprouvée, une administration orpheline et une population attristée par la perte d’un serviteur de l’État décrit comme humble, accessible et dévoué.
Djah OPELY













