@informateur.ci- La mairie de Cocody a réagi avec fermeté aux accusations visant son premier magistrat, Jean-Marc Yacé. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, une cyberactiviste l’associe, aux côtés d’autres personnalités politiques, à un présumé projet de déstabilisation des institutions de la République.
Face à l’ampleur de la polémique, le conseiller municipal Mathieu Katchia a animé un point de presse, vendredi 29 août 2025, à l’hôtel communal de Cocody, pour porter la position officielle du maire.
« En d’autres circonstances, le maire de Cocody aurait choisi de ne pas accorder d’importance à ce qui relève d’une divagation émotionnelle », a déclaré Mathieu Katchia. Selon lui, le silence du maire aurait pu être interprété de façon erronée, au regard de la sensibilité du contexte politique actuel en Côte d’Ivoire.
Le conseiller a rappelé que Jean-Marc Yacé revendique une ligne politique inspirée de l’héritage du père fondateur Félix Houphouët-Boigny, fondée sur la paix, le dialogue et l’unité nationale. C’est en ce sens, a-t-il poursuivi, que le maire a tenu à réagir pour « s’élever formellement contre ces allégations mensongères ».
Au-delà du démenti, le maire de Cocody a décidé d’engager une action judiciaire. Une plainte a été déposée auprès de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) pour « diffamation et propagation de fausses nouvelles».
Selon la mairie, cette démarche vise non seulement à laver l’honneur de Jean-Marc Yacé, mais également à marquer un coup d’arrêt contre les pratiques diffamatoires qui se multiplient sur les réseaux sociaux et menacent la cohésion sociale.
Cette affaire intervient dans un climat politique marqué par une forte activité sur les réseaux sociaux, devenus un terrain d’expression et parfois de confrontation. Plusieurs responsables politiques et administratifs se sont déjà retrouvés au cœur de polémiques similaires, nées de vidéos ou publications virales.
En annonçant sa décision de porter plainte, le maire de Cocody entend ainsi donner un signal fort sur la nécessité de privilégier la responsabilité dans la prise de parole publique, en particulier à l’approche des échéances électorales.
Yannick KOBO













