@informateur.ci- Après son élimination précoce de la Coupe d’Afrique des nations, la sélection gabonaise traverse une crise majeure aux conséquences immédiates. Le parcours sans la moindre victoire des Panthères a suscité une vive réaction des autorités sportives, provoquant une onde de choc dans le pays.
Dans une déclaration relayée par plusieurs médias gabonais, le ministre des Sports par intérim a annoncé des mesures radicales pour répondre à ce qu’il a qualifié d’« échec inacceptable ». Selon ses propos, la sélection nationale est suspendue jusqu’à nouvel ordre, tandis que l’ensemble du staff technique est dissous. Une décision présentée comme nécessaire pour « refonder en profondeur » le football gabonais et restaurer la crédibilité de l’équipe nationale sur la scène continentale.
Toujours selon cette intervention, deux figures emblématiques de la sélection, Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga, ont également été mises à l’écart. Le ministre a évoqué la responsabilité des cadres dans la mauvaise dynamique sportive et la nécessité d’ouvrir un nouveau cycle, fondé sur la discipline et la performance.
Cependant, quelques heures après leur diffusion, ces déclarations ont été retirées des plateformes officielles du ministère, alimentant la confusion et les spéculations. Aucune communication formelle n’a, pour l’instant, confirmé ou infirmé ces décisions, laissant joueurs, supporters et observateurs dans l’expectative. Cette séquence révèle les tensions profondes qui secouent le football gabonais, déjà fragilisé par des résultats décevants lors des dernières compétitions internationales.
Entre colère des supporters, interrogations sur la gouvernance sportive et avenir incertain de la sélection, la crise dépasse désormais le simple cadre sportif.
En attendant une clarification officielle des autorités, l’élimination à la CAN apparaît comme un tournant majeur pour le football gabonais, appelé à se réinventer dans un climat de forte pression populaire et institutionnelle.
Yannick KOBO













