@informateur.ci- Les leaders syndicaux de la filière café-cacao, Kanga Koffi et Koné Moussa, ont été libérés ce mercredi 4 février 2026 à Abidjan, après avoir passé 48 heures en garde à vue à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale.
Interpellés le lundi 2 février 2026, les deux responsables syndicaux s’étaient présentés volontairement à la brigade de recherche dans le cadre d’une confrontation avec le directeur général du Conseil du Café-Cacao (CCC), Yves Brahima Koné. Cette rencontre faisait suite à une plainte déposée par ce dernier pour diffamation et dénonciation calomnieuse.
Conduits devant un juge du tribunal de première instance d’Abidjan aux environs de 10 heures, Kanga Koffi et Koné Moussa ont été entendus par le magistrat avant d’être remis en liberté peu avant midi, mettant ainsi un terme à leur garde à vue.
Réagissant à cette décision judiciaire, leur avocat, Maître Dogbemin Koné, s’est réjoui de ce qu’il a qualifié « d’évolution heureuse de la situation », estimant que les droits de ses clients ont été respectés tout au long de la procédure.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre certains acteurs syndicaux et les autorités de régulation de la filière café-cacao, pilier stratégique de l’économie ivoirienne. Plusieurs organisations professionnelles dénoncent régulièrement la gouvernance du secteur, tandis que les autorités appellent au respect des cadres légaux et institutionnels.
Pour l’heure, aucune information officielle n’a été communiquée sur la suite de la procédure judiciaire, notamment sur un éventuel renvoi de l’affaire devant un tribunal ou un classement sans suite. Les regards restent donc tournés vers l’évolution de ce dossier, suivi de près par les acteurs de la filière café-cacao et l’opinion publique.
Djah OPELY













