L’inspection générale des finances (IGF) et la haute autorité à la bonne gouvernance sont aux trousses du conseil coton-anacarde. Ces deux structures mises en place par le Président Alassane Ouattara pour faire la police sur la gestion de la chose publique ont des raisons de croire qu’il y a des manquements dans la gestion du conseil coton-anacarde. Il y a quelques mois de cela, un confrère de la presse écrite se faisait l’écho du non paiement des subventions de certaines coopératives de la filière coton. Selon nos informations, des subventions des bailleurs de fonds ont échappé à la rigueur de gestion au 15è étage de l’immeuble Caistab. Et ce n’est pas le comportement peu responsable du sieur Tézaï Romain qui n’éveille pas des soupçons. Le Daf du conseil coton –anacarde à qui des confrères ont posé la question sur l’audit à diligenter par l’IGF a donné dans des menaces. Et ce lundi 28 septembre, il s’enorgueillissait de ses menaces proférées. Mais, la Côte d’Ivoire nouvelle à laquelle aspirent les ivoiriens et qui est l’objectif du Chef de l’Etat ne saurait se construire sur des menaces de petite gens en froid avec leur état d’esprit. A la date du 24 août dernier, la Côte d’Ivoire avait exporté 643000 tonnes de noix de cajou. Gnamien N’goran et ses hommes ont demandé un bureau au CCA dans les locaux du vallon (deux plateaux) pour leur audit. De son côté, la Haute autorité à la bonne gouvernance aurait demandé « quelques documents » de gestion. Qui peinent à sortir des tiroirs et machines.
En l’absence de Mme Dépri, la Directrice de la communication un responsable du conseil coton-anacarde présenté comme le Directeur des affaires financières (DAF), Tézaï Romain s’est a bien voulu donner son avis sur notre question ? Simple : « Avez-vous l’information relative à l’audit de l’IGF ? » Comme s’il avait déjà une réponse toute faite, il se lance dans une envolée qui s’achève par une menace. « Ce n’est pas le fameux tract là, du collectif des agents du Conseil ? Pour le moment, nous on a saisi le CNP donc s’il y a quelque chose, nous on va vous dire. On a 1 an d’exercice donc si c’est ce courrier qui fait trembler les gens, si c’est la vérité, c’est bon mais si c’est pas la vérité, le journaliste va payer amende » menace-t-il. En quoi un journaliste qui vient vérifier une information doit-il payer une amende ? A qui cette amende dont veut bénéficier indûment le sieur Tézaï devrait-elle être versée ? Au conseil coton-anacarde ou à l’individu lui-même ? Et pourquoi ? La sérénité a bien foutu le camp chez ce DAF un peu spécial qui se croît tout permis pour prôner des menaces. Contrairement à la certitude éhontée de Romain Tézaï, le CCA vient d’achever sa deuxième campagne depuis la reforme. Pourquoi omet-il une année de gestion ? C’est à voir et il se fera fort de répondre à cette préoccupation. Pour un document qualifié de tract pourquoi saisir le CNP pour quelque chose qui ne serait pas avéré ? Et qui tremble ? L’IGF ou la haute autorité à la bonne gouvernance ? Ces questions ne demeureront pas longtemps sans réponse. Du côté de la haute autorité à la bonne gouvernance, Dame Yébouet du service communication a indiqué que « nous n’avons pas encore cette plainte. Je ne sais rien. Ce sont peut-être les membres du conseil qui peuvent vos instruire sur ce dossier » a-t-elle fait savoir. Comment peut-on avec assurance affirmé qu’un tel dossier n’est pas ouvert et reconnaître qu’on ne sait rien avant d’inviter de façon tacite à chercher d’autres interlocuteurs ? On comprend mieux. A l’IGF, Mme Gnali du service communication voulait la source de notre information. « Et comment avez-vous l’information ? » demande-t-elle. Avant de poursuivre, « là on ne peut vous dire quelque chose, nous allons vérifier l’information et vous rappeler » assure-t-elle en n’y croyant pas elle-même. Dans le souci permanent de donner une information vraie et crédible, informateur.info fera l’effort de retourner sur ses pas pour mieux comprendre ce qui se passe ou se cache. Mais, Romain Tézaï qui criait hier lundi victoire sur les confrères de lebanco.net devrait savoir que ses menaces ne saurait bien tenir longtemps car les ivoiriens ont le regard braqué sur lui et l’ensemble du conseil coton-anacarde. Cette enquête se poursuivra, il aura droit à la parole pour multiplier ses menaces qui seront portées à la connaissance du public. La Côte d’Ivoire nouvelle d’Ado ne pourra se construire qu’avec la probité. Fini le temps des grilleurs d’arachide ! Gnamien N’goran et Seydou Elimane Diarra, ainsi que leurs collaborateurs entendent bien donner forme à cette volonté du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Et ils ont le soutien de toute la Côte d’Ivoire car, les ivoiriens en ont assez de se plaindre des manquements de gestion.
Joanne Danielle













