@informateur.ci- A quelques mois de l’élection présidentielle, les autorités ivoiriennes ne baissent pas les bras. Elles viennent de mettre le grappin sur un jeune homme du nom de Lasme Claude Casimir, président des jeunes du village d’Ancien-Ousrou, dans la sous-préfecture de Lopou, accusé de « troubles à l’ordre public et de diffusion d’informations mensongères ».
C’est le 18 février 2025, que le jeune Adjoukrou, Lasme Claude Casimir, président des jeunes du village d’Ancien-Ousrou, dans la sous-préfecture de Lopou a été déféré à la prison de Dabou. Il a été interpellé deux jours plus tôt, suite à la diffusion d’une infox. En effet, voici ce qu’il déclarait en patois (Adjoukrou) : « Je vous salue. J’espère que vous vous portez bien. C’est une information que je voulais vous donner. Dans le quartier où je réside, à côté de la grande mosquée de Dabou, dans le courant du mois de février, le jour des cultes, des personnes viennent d’Abidjan dans des véhicules à plaques jaunes avec des caisses qu’elles font entrer dans les mosquées. Voilà pourquoi, je vous appelle à plus de vigilance. Les ministres viennent nous sensibiliser sur la paix, mais il faut qu’on reste vigilants« . Des propos assez graves qui laissent entendre que le parti au pouvoir se livre à des pratiques punissables à l’insu des populations.
Interrogé, Lasme Claude a reconnu être l’auteur des propos incriminés, avant de se confondre en excuses. Néanmoins, il a été placé sous mandat de dépôt pour troubles à l’ordre public et diffusion d’informations mensongères à relents tribalistes tels que prévus et punis par les articles 179, 190, 231, 232, et 233 du Code pénal.
Visiblement, Lasme Claude Casimir préparait les esprits à des échauffourées lors de la prochaine élection présidentielle. Un projet qui vient d’être tué dans l’œuf par les forces de l’ordre. Une réaction qu’il faut saluer tout en appelant les FDS à la plus grande vigilance afin de prévenir une autre crise après le conflit meurtrier de 2010-2011 dont de nombreux Ivoiriens ont gardé des stigmates. Sans parler de ceux qui y ont laissé la vie.
OM/Informateur.ci













