@informateur.ci- En Côte d’Ivoire, la sécurité routière s’impose comme une urgence nationale en ce début d’année 2026. Selon le gouvernement, les 45 premiers jours ont été marqués par une recrudescence des accidents de la circulation, avec en moyenne quatre décès enregistrés chaque jour.
Face à cette situation préoccupante, le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, a rencontré, mercredi 18 février 2026 à Abidjan, son homologue de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, afin d’harmoniser leurs actions.
À l’issue de la séance de travail, Amadou Koné a indiqué que le chef de l’État a instruit le gouvernement de faire de la sécurité routière une priorité absolue. « Nous devons prendre toutes les mesures nécessaires et les appliquer à court terme, sans état d’âme », a-t-il insisté, soulignant l’urgence d’inverser la tendance.
Cette concertation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de la sécurité routière, dont l’objectif est de réduire significativement le nombre d’accidents et de victimes sur les routes ivoiriennes. Pour le ministre des Transports, la problématique est transversale et implique l’engagement coordonné de plusieurs administrations, notamment les forces de sécurité.
De son côté, Vagondo Diomandé a assuré de la pleine mobilisation de son département. Il a annoncé le renforcement des contrôles routiers et l’application stricte des règles de circulation. « Les contrôles ont commencé. Après la sensibilisation, place à la tolérance zéro, car il s’agit de préserver des vies », a-t-il déclaré.
En 2025, le pays a enregistré environ 1 300 décès liés aux accidents de la route, un chiffre qui illustre l’ampleur du défi. Les autorités entendent désormais conjuguer prévention, répression et coordination institutionnelle pour freiner l’hécatombe sur les axes routiers.
Djah OPELY













