@informateur.ci- Le tribunal d’Abengourou a examiné, ce vendredi 17 octobre 2025, une affaire impliquant deux jeunes agents de police du Groupement mobile d’intervention (GMI). Âgés d’une trentaine d’années et issus de la promotion 2018-2019, ils sont accusés d’association de malfaiteurs, de trafic de cannabis et de corruption.
Les faits remontent à quelques semaines. Les deux policiers ont été interpellés au corridor de Niablé alors qu’ils tentaient d’acheminer un colis contenant 43 blocs de cannabis soigneusement dissimulés dans un emballage de pagnes. Selon leurs déclarations, un individu leur aurait demandé de transporter la marchandise jusqu’à Abengourou en échange de 150 000 FCFA.
Pour le procureur de la République, les faits sont d’une gravité extrême. Il estime que les deux prévenus ne sont pas de simples intermédiaires naïfs, mais bien des acteurs d’un réseau de distribution de drogue. « Quand ils ont été arrêtés, ils ont tenté de corrompre leurs collègues. On se demande comment de tels individus ont pu intégrer la police », a-t-il lancé avec fermeté. Le parquet a requis dix ans de prison ferme et une amende de 50 millions de FCFA contre chacun d’eux, estimant qu’un châtiment exemplaire s’impose.
Les avocats de la défense, conscients de la sévérité des faits, ont plaidé la clémence du tribunal. « Ils ont fait preuve de naïveté et de cupidité », a reconnu l’un d’eux, demandant à la présidente de ne pas « alourdir leur peine » afin d’éviter une double sanction, les deux agents risquant également d’être radiés de la police.
Dans un dernier mot, les accusés ont exprimé leurs regrets et demandé pardon, promettant de reprendre le service avec plus de vigilance s’ils en ont un jour la possibilité. Le tribunal rendra sa décision le 7 novembre 2025.
Djah OPELY













