@informateur.ci- Plus de 2 500 délégués et producteurs ont appelé à l’organisation d’assises nationales sur la filière café-cacao, lundi 23 février 2026, à Daloa. Réunis à l’initiative du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAPCI) et de l’Association nationale des producteurs de café et de cacao de Côte d’Ivoire (ANAPROCI), ils souhaitent une réévaluation en profondeur du mécanisme de réforme en vigueur.
Dans une résolution adressée au président de la République, les participants demandent un réexamen du dispositif actuel de gestion et de commercialisation du café et du cacao, estimant que des ajustements sont nécessaires pour garantir une meilleure prise en compte des intérêts des producteurs.
La rencontre a également été marquée par un hommage à Koné Moussa et Kanga Koffi, responsables des deux organisations, récemment libérés après deux jours de garde à vue. Leur interpellation faisait suite à une plainte déposée par le directeur général du Conseil du Café-Cacao pour diffamation et accusation calomnieuse.
Dans une seconde résolution adressée au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, les délégués ont sollicité une audience en urgence afin d’exposer leurs préoccupations et d’engager un dialogue direct avec la tutelle.
Les producteurs ont par ailleurs renouvelé leur soutien aux dirigeants du SYNAPCI et de l’ANAPROCI dans la poursuite des discussions avec le Conseil du Café-Cacao, dans le cadre d’une médiation conduite par des personnalités présentées comme des sages de la filière. Au cœur des revendications : le système actuel de commercialisation, que les délégués jugent insuffisant pour garantir un revenu décent aux producteurs, dans un contexte de fluctuations des prix et de hausse des charges.
Djah OPELY













