Le Capitaine Traoré Ibrahim

@Informateur- Les capitaines Sidsoré Abdoul Kader Ouédraogo, Didas Charles Ouédraogo et Salem Hassan Diallo sont visés par une procédure judiciaire lancée par  la junte au pouvoir à Ouagadougou. L’information a été ébruitée par l’Agence d’information du Burkina (AIB).

Les trois officiers de l’armée de l’air burkinabè, on se souvient, avaient accompagné le président Paul-Henri Sandaogo Damiba à Lomé après la démission de ce dernier en pilotant l’hélicoptère qui l’a transporté.

Selon une source sécuritaire burkinabè contactée par Informateur.ci la présence de ces trois officiers à Lomé insupportait le Capitaine président Ibrahim Traoré. Des instructions auraient même été données, il y a quelques jours, au nouveau patron de l’Agence national du renseignement (ANR) le Capitaine Yabré Oumarou, nommé le 13 octobre en remplacement du lieutenant-colonel Mamadi Bonkoungou d’en faire une priorité. En fin octobre, les autorités burkinabè avaient pris langues avec le Togo afin que ces officiers leur soient remis.

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«La formule imparable est alors tout trouvée puisqu’ils sont accusés de “vol d’aéronef”, de “désertion” et surtout de comploter pour déstabiliser les nouvelles autorités», commente notre source. Précisant qu’en dehors de la désertion, le vol d’aéronef ne tient pas parce que l’hélicoptère qui a transporté le président Damiba l’avait été en accord avec les nouvelles autorités et que l’aéronef avait été ramené aussitôt.

A la question de savoir si c’est le début d’une chasse aux sorcières, notre source estime que tout porte à le croire. «Le Capitaine Traoré est en train de reprendre en main le système sécuritaire mais il y a un grand risque d’insubordination qui menace l’armée avec les changements à l’emporte-pièce à la tête des commandements», prévient notre source.

Les poursuites engagées contre les capitaines Sidsoré Abdoul Kader Ouédraogo, Didas Charles Ouédraogo et Salem Hassan Diallo remettent aussi en cause l’une des 7 conditions qu’avaient fixées le président Paul-Henri Damiba avant sa démission et acceptées par le Capitaine Traoré. A savoir la garantie de la sécurité et la non-poursuite des soldats engagés à ses côtés. Les  chefs religieux et traditionnels sont attendus sur ce dossier pour la manifestation de la vérité.

Alfred SIRIMA