@informateur.ci- En France, des discussions s’ouvrent ce jeudi 4 septembre 2025 à l’Élysée entre les alliés européens de l’Ukraine qui se sont baptisés ‘’ La Coalition des Volontaires ‘’ pour la résolution du conflit russo-ukrainien. Tout naturellement, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est invité à cette réunion qui se propose de débattre des ‘’garanties de sécurité ‘’ que les alliés de l’OTAN au sein de l’Union européenne (UE) et l’Etats-Unis promettent d’apporter à Kiev dans le cadres des pourparlers avec le président Russe Vladimir Poutine en vue d’un accord de cessez-le-feu en Ukraine.
A l’ordre du jour, la proposition faite par les Européens à la Russie d’accepter le déploiement d’une force internationale d’interposition en Ukraine. Une proposition que Poutine a systématiquement rejetée avec force, mettant en garde Paris et consorts alliés contre le fait que les ‘’ garanties de sécurité ‘’ recherchées par les soutiens de Kiev risquent de produire l’effet contraire en se transformant plutôt en ‘’ garanties de danger pour le continent européen ‘’.
Déjà, en prélude à cette réunion, le Président français Emmanuel Macron s’est empressé de recevoir, le mercredi 3 septembre 2025, son homologue ukrainien en grande difficulté depuis l’intensification des frappes russes sur Kiev notamment. En fait, le débat sur les ‘’ garanties de sécurité ‘’ n’est pas nouveau dans les discussions entre Bruxelles, Washington et Moscou. Mais la France, la Grande –Bretagne et les Etats-Unis ont décidé d’introduire dans les discussions l’élément portant sur le déploiement sur le terrain d’une force internationale d’interposition entre l’Armée russe et l’Armée ukrainien dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu. Laquelle force serait constituée de troupes envoyées par les pays dits de ‘’ La Coalition des Volontaires ‘’ qui ne sont autres que les pays européens et qui serait un » Contingent de la Paix »et qui aurait la caution de la communauté internationale, voire un mandat pour cette mission. Les Européens plaident auprès de Washington pour avoir un soutien militaire et financier des Etats-Unis, à défaut de déploiement de troupes américaines en Ukraine, au cas où l’idée était acceptée par Moscou.
Mais Poutine a dit non à cette proposition des Européens et des Américains, soutiens de Kiev. Le président russe a fait savoir qu’il n’accepterait pas le déploiement d’une telle force et qu’il ne tolèrerait pas la moindre présence militaire étrangère qui serait ‘’ inacceptable ‘’ dans ce conflit, selon lui. De son Côté, Donald Trump, comme à son habitude, souffle le chaud et le froid face à la Russie. S’il appelle Poutine à accepter un cessez-le feu en Ukraine, il a déjà fait savoir eux Européens qu’il est hors de question que les Etats-Unis envoie es troupes en Ukraine, même dans le cas d’une force d’interposition. Qui plus est, il n’entend pas reprendre l’aide militaire américaine à Kiev, après l’avoir gelée. Qui plus est, sa position sur la proposition du déploiement d’une force internationale en Ukraine reste floue. Se limitant à dire qu’il se passerait ‘’ quelque chose ‘’. Mais quoi ? Il ne le dit pas. En fait deux questions préoccupent le Président ukrainien et ses alliés. La première est que Moscou a fait savoir qu’il ne rétrocèderait pas les territoires ukrainiens conquis par l’Armée russe, même en cas d’un accord de paix. Des territoires dont la Russie revendique la paternité historique et compte les garder définitivement.
Cette revendication clairement affichée par Moscou inquiète les Européens qui estiment qu’une paix dans laquelle Moscou ne restituerait pas les territoires ukrainiens conquis serait ‘’ une paix injuste ‘’ à l’égard de l’Ukraine. La seconde préoccupation de l’UE porte, au plan militaire, sur la reconstruction et le réarmement de l’armée ukrainienne en déroute. Sur ce point, la méfiance entre la Russie et l’UE est totale. Poutine soupçonne les Européens de rechercher une trêve, pas nécessairement pour une véritable paix, mais pour en profiter pour réorganiser et réarmer les forces ukrainiennes, en vue de dissuader Moscou d’attaquer à nouveau l’Ukraine si besoin est après la conclusion d’un cessez-le-feu ou d’un accord de paix, ou même de permettre à l’armée ukrainienne de se reprendre pour riposter ou lancer des offensives sur le territoire russe. La recherche de la paix en Ukraine s’avère bien difficile.
Maurice Konan KOUASSI












