@informateur.ci- L’Iran est confronté à l’une des vagues de contestation les plus meurtrières de son histoire récente. Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, plus de 6 000 personnes ont perdu la vie depuis le début des manifestations qui secouent le pays au mois de janvier.
Dans un communiqué publié mardi 27 janvier 2026, l’organisation affirme avoir confirmé au moins 6 126 décès liés aux violences. D’après les chiffres relayés par le média français France 24, le bilan détaillé fait état de 5 777 manifestants tués, dont 86 mineurs. Il recense également 214 membres des forces de sécurité et 49 passants. HRANA précise toutefois que ses équipes poursuivent leurs investigations concernant 17 091 décès supplémentaires potentiels, ce qui pourrait alourdir considérablement le bilan final.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent une répression particulièrement violente des rassemblements populaires. Elles soulignent également les difficultés majeures à établir un décompte précis, en raison notamment d’une coupure quasi totale d’internet en vigueur dans le pays depuis le 8 janvier. HRANA affirme par ailleurs que des personnes blessées auraient été interpellées directement dans des hôpitaux, une accusation formellement rejetée par le ministère iranien de la Santé.
Selon la même ONG, au moins 41 880 personnes ont été arrêtées depuis le début des troubles. Les autorités iraniennes, de leur côté, ont publié la semaine dernière un premier bilan officiel faisant état de 3 117 morts, dont 2 427 présentés comme des membres des forces de sécurité ou de simples passants.
D’autres sources avancent des chiffres bien plus élevés. La chaîne d’opposition Iran International évoque plus de 36 500 morts, citant des documents classifiés, tandis que l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, estime que le nombre total de victimes pourrait dépasser les 25 000.
Sur le plan économique, la crise s’aggrave également. La monnaie iranienne a atteint un niveau historiquement bas, avoisinant 1,5 million de rials pour un dollar américain, accentuant encore la pression sur une population déjà éprouvée par des semaines de violences et d’instabilité.
Djah OPELY













