@informateur.ci- Le Guatemala a basculé dans un climat de tension extrême après la mort de huit policiers tués par des gangs criminels, en réaction à une décision ferme des autorités. Face à l’escalade de la violence, le président guatémaltèque a annoncé, dimanche, l’instauration de l’état de siège afin de renforcer les pouvoirs des forces de sécurité et de rétablir l’ordre dans plusieurs zones du pays.
Cette vague d’attaques s’est accompagnée de mutineries et de prises d’otages dans au moins trois établissements pénitentiaires. Selon les autorités, ces actions violentes constituent une riposte directe au transfert de plusieurs chefs de gangs vers une prison de haute sécurité, une mesure destinée à affaiblir leur capacité de nuisance et à reprendre le contrôle du système carcéral.
Les gangs Barrio 18 et Mara Salvatrucha, parmi les plus puissants et les plus redoutés d’Amérique centrale, sont au cœur de cette crise sécuritaire. Classés comme organisations terroristes par les États-Unis et le Guatemala, ces groupes criminels sont accusés de multiples exactions, allant des assassinats à l’extorsion massive, en passant par le trafic de drogue.
Dans de nombreuses régions, ces gangs imposent un système de racket aux commerçants, aux transporteurs et aux citoyens ordinaires. Le refus de payer se solde souvent par des représailles mortelles, alimentant un climat de peur permanent au sein de la population.
En décrétant l’état de siège, le gouvernement entend élargir les prérogatives de l’armée et de la police, limiter certaines libertés publiques et accélérer les opérations contre les réseaux criminels. Cette décision, bien que controversée, est présentée par l’exécutif comme une réponse nécessaire à une menace jugée grave pour la sécurité nationale et la stabilité du pays.
Djah OPELY













