@informateur.ci- La mobilisation des lycéens se poursuit en France. Après une nouvelle journée de blocages marquée par plusieurs incidents et affrontements, les organisations lycéennes appellent à maintenir la pression mardi prochain, estimant que les annonces du ministre de l’Éducation nationale ne répondent pas suffisamment à leurs revendications.
Vendredi 2 octobre, 735 établissements scolaires ont été perturbés, soit une baisse de 30 % par rapport à la veille, selon Édouard Geffray. Le ministre a annoncé le lancement prochain d’un «plan d’action » destiné notamment à accélérer le remplacement des enseignants absents dans les classes de première et de terminale. Sur les rythmes scolaires, il a également promis l’ouverture d’un « travail de fond », tout en reconnaissant qu’aucune décision ne pourrait être prise pour la rentrée 2027 à ce stade.
Ces annonces n’ont toutefois pas convaincu les organisations lycéennes. L’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à poursuivre la mobilisation et à participer à « l’acte III » prévu mardi, présenté comme une nouvelle journée de manifestation nationale.
Le mouvement, commencé le 17 septembre, s’est intensifié jeudi dans plusieurs villes avant de connaître un reflux relatif vendredi. Près de 400 lycées, sur environ 3 700 dans le pays, sont restés fermés. À Nantes, le lycée Mandela, dont le hall a été incendié, ne rouvrira pas avant les vacances de la Toussaint. Plusieurs établissements ont également basculé vers l’enseignement à distance.
Les violences ont cependant diminué. Trois personnels ont été blessés vendredi, contre 31 la veille, selon le ministre de l’Éducation. À La Ciotat, un enseignant aurait notamment été aspergé d’essence avant d’être agressé.
Le ministère de l’Intérieur a, pour sa part, recensé 1 747 interpellations vendredi et plus de 5 000 depuis lundi. Des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre ont notamment eu lieu à Paris et Strasbourg.
La mobilisation touche également les universités. Philippe Baptiste a fait état d’une quarantaine de bâtiments ou parties de campus perturbés.
Alors que les dégâts matériels pourraient atteindre plusieurs millions d’euros, le gouvernement cherche aussi à établir les responsabilités. Gérald Darmanin a demandé aux procureurs d’engager, lorsque les conditions sont réunies, la responsabilité civile des parents pour les dégradations commises par leurs enfants.
Sur le plan politique, Matignon évoque une mobilisation organisée par LFI et des groupes de l’ultra-gauche, ce que le coordinateur de LFI Manuel Bompard conteste. Les organisations lycéennes, elles, affirment vouloir poursuivre leur mouvement pour obtenir des réponses concrètes.
Djah OPELY












