@informateur.ci- A New-York au siège des Nation Unies, la France a officiellement reconnu, le lundi 22 septembre 2025, l’Etat de Palestine, dans un discours sous les vivats de l’ambassadeur palestinien auprès des Nations-Unies, Riyad Mansour, et des membres de la délégation palestinienne, ainsi que des 147 pays reconnaissant l’Etat palestinien ; tandis que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et Donald Trump, le président des Etats-Unis, allié inconditionnel de l’Etat hébreux, s’arrachaient les cheveux en entendant le Président français prononcer cette phrase désormais historique : ‘’ Je déclare que la France reconnaît aujourd’hui l’Etat de Palestine ‘’.
Faut-il le savoir, 147 Etats membres de l’ONU reconnaissent officiellement l’Etat de Palestine depuis la proclamation de Yasser Arafat en 1988, à Alger. Les deux alliés avaient, soulignons-le, essayé sans succès d’entacher voire de saboter l’action française. Israël avait, à la veille de ce 80è sommet de l’ONU, tenté d’éliminer des hauts responsables palestiniens en mission au Qatar et sans doute des membres de la délégation qui se préparaient à se rendre à New-York, en menant des raids sur Doha, sans succès.
De leur côté, les Etats-Unis avaient entrepris de refuser de délivrer le visa aux membres de la délégation palestinienne à New-York. Des actions qui ont été dénoncées et condamnées unanimement par tous les Etats-membres des Nations-Unies. Il faut aussi savoir que le plan d’annexion et d’occupation totale de l’enclave palestinienne échafaudé par Washington et Tel-Aviv, ainsi que le projet de reconstruction de Gaza proposé par les Etats-Unis, ont été rejetés par les Nations-Unies et l’ensemble de la communauté internationale qui entend organiser une grande rencontre sur la reconstruction de Gaza. Pas question d’abandonner le territoire de Gaza aux mains d’Israël et aux Etats-Unis, dès lors que l’Etat de Palestine est un et indivisible qui cohabite avec Israël.
Aussi l’Egypte a-t-elle annoncé, le lundi 22 septembre 2025 qu’elle se prépare à recevoir une conférence de haut niveau sur la reconstruction de Gaza dès qu’un cessez-le-feu sera conclu. Faut-il le rappeler le projet de reconstruction de Gaza proposé par les Etats-Unis n’intéresse ni l’autorité palestinienne ni les pays arabes du Proche-Orient qui ont clairement fait savoir qu’ils n’ont pas besoin de fonds américains pour reconstruire Gaza.
En effet, les pays arabes du Proche-Orient ont signifié à Washington qu’ils ont, par eux-mêmes, largement la capacité économique et financière de reconstruire entièrement gaza, sans l’aide de personne. La conférence internationale de reconstruction de la bande de Gaza va donc servir à mobiliser les fonds nécessaires pour un ‘’ plan de reconstruction arabo-islamique ‘’ de l’enclave ravagée par les bombardements israéliens.
Maurice Konan KOUASSI













