@Informateur- Le président français leur avait donné six mois pour quitter le sol malien et ils ont tenu dans le délai imparti. Les 300 légionnaires et des troupes de la marine parachutistes du Groupement tactique désert Monclar qui assurait la sécurité de la base de Gao pour permettre son transfert à l’armée malienne se sont retirés lundi 15 août du territoire malien.  La cinquantaine de véhicules blindés transportant ces soldats français a traversé lundi la frontière malienne en direction du Niger où Barkhane s’est redéployée.

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Un retrait définitif qui intervient après plus de neuf ans de présence sur le territoire du Mali et dans un contexte de crise diplomatico-politique entre Paris et Bamako. Neuf ans de présence controversée où 59 soldats français sont tombés sur le front de la lutte contre le terrorisme. Barkhane n’en a pas moins obtenu quelques résultats, comme l’élimination du chef d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), d’Abdelmalek Droukdel en juin 2020, et d’Adnan Abou Walid al-Sahraoui, le chef du groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS) en 2021. C

Ces 6 dernières années, Barkhane aura coûté aux contribuables français la bagatelle de 5 milliards d’euros. Désormais, la base de Gao est transférée aux forces armées maliennes qui prendront possession de la forteresse militaire.

Alfred SIRIMA