@informateur- Le procès dit du “28 Septembre” ouvert, mercredi dans un tribunal de Conakry, en Guinée, a été renvoyé au 4 octobre.

Dans le box des accusés, l’ex-chef de l’Etat, Moussa Dadis Camara et plusieurs hommes forts de son régime dont son ancien chef de camp Toumba, l’ancien chef de la sécurité présidentielle Claude Pivi, l’ex-ministre de la Santé Abdoulaye Cherif Diaby, ou encore Moussa Tiegboro Camara qui était chargé de la lutte contre le trafic de drogue.

Treize ans après les violences commises le 28 septembre 2009 au stade de Conakry, le procès de l’ancien président guinéen Moussa Dadis Camara (2008-2009) et de 10 autres anciens responsables politiques et militaires s’est ouvert mercredi 28 septembre en Guinée devant un nombreux public dans une salle archicomble.

La cour procède à l’appel nominatif des prévenus et à la lecture de l’ordonnance de renvoi, qui rappelle en détails les violences commises le 28 septembre 2009.

À mesure que les événements sont exposés, l’assistance s’enfonce dans l’horreur de cette journée : les meurtres par arme à feu, par arme blanche de manifestants pacifiques, les viols, les enlèvements, les tortures, le refus d’accorder des soins aux blessés… Après quoi, l’audience a été renvoyée au mardi 4 octobre prochain pour les débats de fond.

Selon une enquête mandatée par l’ONU, 156 personnes ont été tuées, au moins 109 femmes violées et des centaines de personnes blessées.

Alfred SIRIMA avec RFI