@informateur.ci- Le gouvernement du Zimbabwe a décliné une offre de financement américaine estimée à 367 millions de dollars, soit plus de 203 milliards FCFA, destinée à soutenir son secteur de la santé. Les autorités de Harare ont estimé que les conditions attachées à cette aide portaient atteinte à la souveraineté nationale.
L’accord avait été négocié avec les États-Unis dans le cadre de la stratégie «America First» promue par l’administration de Donald Trump. Selon des sources officielles, le financement était conditionné à un accès élargi des autorités américaines aux données sanitaires nationales, incluant des échantillons pathologiques et des informations épidémiologiques sensibles.
Le texte prévoyait également des dispositions liées aux ressources minières stratégiques du pays, un point qui a particulièrement suscité des réserves au sein de l’exécutif zimbabwéen.
Le président Emmerson Mnangagwa aurait personnellement ordonné le rejet de la proposition. Ses collaborateurs ont fait savoir que les termes du projet n’étaient pas conformes aux principes de «souveraineté et de respect mutuel» défendus par Harare.
De son côté, l’ambassadrice américaine Pamela Tremont a confirmé l’échec des négociations, sans fournir davantage de détails sur les discussions en coulisses.
Selon plusieurs observateurs, seize pays africains auraient accepté des accords similaires avec Washington. Toutefois, le Kenya a récemment suspendu le sien, illustrant les tensions croissantes autour des conditionnalités liées à certains partenariats stratégiques.
Ce refus marque un nouvel épisode dans les relations diplomatiques entre Harare et Washington, sur fond de débats autour de la souveraineté des États africains et de la gestion de leurs ressources stratégiques.
Djah OPELY













