@informateur.ci- Le président ougandais, Yoweri Museveni, a appelé les pays africains à renforcer leur unité économique et politique pour faire face aux bouleversements géopolitiques et économiques mondiaux. Le chef de l’État a lancé cet appel à la suite de sa prise de fonction à la présidence tournante de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), succédant au président kényan William Ruto.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le dirigeant ougandais a insisté sur la nécessité pour le continent de bâtir un vaste marché intérieur grâce à l’intégration régionale et continentale. Selon lui, la prospérité économique de l’Afrique dépend directement de sa capacité à produire davantage et à disposer de marchés unifiés.
« La prospérité vient de la production et des marchés. Des marchés fragmentés maintiennent l’Afrique dans la pauvreté », a-t-il affirmé, estimant que l’intégration régionale n’est plus une option mais une obligation pour accélérer le développement du continent.
Âgé de 82 ans, Museveni a également évoqué les leçons de l’histoire africaine. Il a rappelé que la désunion entre États, les défaillances de leadership et le refus d’adopter les avancées scientifiques ont, par le passé, facilité la colonisation du continent. Pour lui, l’Afrique doit tirer les enseignements de cette période et placer l’unité au cœur de ses priorités après l’indépendance acquise face aux puissances coloniales.
Le président ougandais a été élu lors du sommet de la CAE tenu à Arusha, en Tanzanie, pour un mandat d’un an allant de mars 2026 à mars 2027. Sa nomination intervient dans un contexte de tensions financières au sein de l’organisation, certains États membres dénonçant un déséquilibre dans les contributions budgétaires. Pour répondre à ces préoccupations, le bloc régional envisage désormais un nouveau modèle de financement basé sur le produit intérieur brut de chaque pays.
Créée en 1999, la CAE regroupe aujourd’hui huit États : le Burundi, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, l’Ouganda, la Tanzanie et la Somalie. L’organisation représente un marché d’environ 331 millions d’habitants et un produit intérieur brut combiné estimé à plus de 312 milliards de dollars. Elle vise à renforcer l’intégration politique, économique et sociale de ses membres pour favoriser leur développement commun.
Djah OPELY












