@informateur.ci- Le Togo s’est doté de son budget pour l’exercice 2026. Le projet de loi de finances a été définitivement adopté le lundi 29 décembre 2025 par l’Assemblée nationale, à l’issue d’une deuxième lecture, après validation préalable par le Sénat. Ce budget s’équilibre en ressources et en charges à 2 751,5 milliards de FCFA, confirmant les orientations budgétaires retenues par le pouvoir exécutif.
Transmis au Parlement plusieurs semaines auparavant pour examen, le texte budgétaire s’inscrit dans la continuité des priorités économiques et sociales du gouvernement togolais. Le montant retenu est identique à celui adopté en première lecture par les députés et en deuxième lecture par les sénateurs. Il marque toutefois une hausse d’environ 11 milliards de FCFA par rapport au projet initial présenté par l’exécutif, qui s’élevait à 2 740,5 milliards de FCFA.
Comparé au collectif budgétaire de 2025, évalué à 2 436 milliards de FCFA, le budget 2026 affiche une progression de 12,93 %, traduisant la volonté des autorités de renforcer l’investissement public et de soutenir la croissance économique.
Selon le ministère de l’Économie et des Finances, la loi de finances 2026 introduit plusieurs innovations majeures. Parmi celles-ci figurent l’exonération de la TVA sur certains produits locaux issus de l’élevage et de la pêche, des mesures visant à faciliter l’enregistrement des marchés publics pour les jeunes et les femmes entrepreneurs, ainsi que l’instauration d’un crédit d’impôt destiné à encourager le recrutement des personnes en situation de handicap. Le texte prévoit également la reconduction des allègements fiscaux liés au dédouanement des véhicules neufs.
Présidant la séance plénière d’adoption définitive, Komi Sélom Klassou a souligné que ce budget offre au gouvernement les moyens nécessaires pour poursuivre la mise en œuvre de sa politique de développement économique et social. Pour le président de l’Assemblée nationale, cette adoption constitue « un levier essentiel pour propulser le Togo vers un développement partagé et inclusif».
Djah OPELY





