@informateur.ci- Au Soudan, une offensive lancé depuis le jeudi 7 août par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) dirigés par le Général le général Mohamed Hamdan Dogolo dit Hemedti a causé la mort d’au moins 18 civils et plusieurs blessés dans la région du Kordofan-Nord, dans l’ouest du Soudan, ont révélé, il y a quelque heures, les sources locales d’après un rapport de l’ONG Emergency Lawyers.
En raison du manque d’un réseau de communication dans cette zone, les nouvelles parviennent avec beaucoup de retard aux médias et au reste du pays, vu les difficultés d’accès à cette région où des combats d’une rare violence opposent les FSR à l’Armée régulière soudanaise conduite par le chef d’état-major, le Général Abdel Fattah Al-Burhan.
Encore et toujours des morts au Soudan, malgré les tentatives de négociations. En effet, en 2023, le gouvernement du Soudan du Sud avait annoncé que Al-Burhan et Hemedti s’étaient mis d’accord sur le principe d’un cessez-le-feu de nommer des représentants afin d’entamer des négociations de paix. Mais les négociations entre les deux Généraux rivaux n’ont pu aboutir en dépit des multiples médiations sous l’égide des Etats-Unis et les pourparlers de Djeddah, en Arabie saoudite. En 2024, la Suisse a proposé sa médiation, en vain.
Selon l’ONG Emergency Lawyers la dernière attaque des FSR qui a visé deux villages vient allonger la liste des exactions et attaques subies par le civils qui payent, dans les régions isolées du pays, un lourd tribut à cette guerre sans fin. Les effets collatéraux des affrontements sont ponctués souvent de pillages et d’enlèvements de personnes.
Faut-il le savoir, alors que la ville de Khartoum a été reconquise et est contrôlée par l’Armée régulière, les FSR qui tiennent la région du Darfour lancent leurs offensives à partir de l’ouest du pays. Il est bon de rappeler que les deux Généraux rivaux ont travaillé ensemble, au coup d’Etat qui a évincé Omar El Béchir du pouvoir en avril 2019.
Mais après une laborieuse transition de quatre ans qui les réunis, depuis avril 2023 des divergences de vue [notamment à propos de l’intégration des FSR dans l’armée régulière réclamée par Hemedti et refusée par Al-Burhan] ainsi que la lutte pour la suprématie et le pouvoir, les opposent et déchirent toujours le Soudan.
Faute de chiffres exacts, des sources parlent de plus 150.000 morts et des centaines de milliers de blessés et de déplacés depuis le début de la guerre Al-Burhan – Hemedti.
Maurice Konan KOUASSI










