@informateur.ci- Le gouvernement sénégalais a décidé d’engager une réforme d’ampleur dans le secteur parapublic afin de réduire les dépenses publiques et améliorer l’efficacité administrative. Réuni en Conseil des ministres le 4 mars 2026, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, l’exécutif a adopté un vaste plan de rationalisation des structures publiques.
Dans le cadre de cette réforme, dix-neuf agences et organismes parapublics seront supprimés. Ces entités cumulent à elles seules environ 28 milliards de FCFA de dotations budgétaires et emploient au total 982 agents. Leur dissolution s’inscrit dans la volonté des autorités de moderniser l’administration et d’éliminer les structures jugées peu efficaces ou redondantes.
Par ailleurs, dix autres organismes publics feront l’objet d’un repositionnement stratégique. L’objectif est de réduire les chevauchements de compétences entre institutions et de renforcer la cohérence de l’action publique.
Selon les projections du gouvernement, cette réorganisation devrait permettre de réaliser une économie nette d’au moins 55 milliards de FCFA sur une période de trois ans. Les ressources ainsi dégagées pourraient être réorientées vers des secteurs jugés prioritaires pour le développement du pays.
Le Premier ministre a souligné que cette politique d’austérité administrative s’accompagnera de mesures visant à renforcer la gouvernance publique. Il a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer le contrôle des effectifs, de renforcer la transparence dans la gestion des ressources et d’optimiser le fonctionnement des institutions.
À travers cette réforme, les autorités sénégalaises entendent recentrer l’État sur ses missions stratégiques tout en renforçant l’efficacité de l’action publique, dans un contexte marqué par la recherche d’une gestion plus rigoureuse des finances publiques.
Djah OPELY












