@informateur.ci- Le gouvernement sénégalais a annoncé l’annulation de plusieurs licences d’exploitation dans les secteurs pétrolier, gazier et minier à la suite d’audits jugés révélateurs d’irrégularités. Cette décision marque une nouvelle étape dans la politique de révision des contrats liés aux ressources naturelles engagée par les autorités.
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a déclaré jeudi que certains accords conclus dans le domaine énergétique étaient « inéquitables » pour l’État. Il a notamment cité un contrat gazier signé avec le groupe énergétique britannique BP, estimant que les conditions de cet accord ne servaient pas suffisamment les intérêts du Sénégal.
Selon le chef du gouvernement, ces conclusions font suite à des audits approfondis réalisés sur plusieurs permis et conventions dans les secteurs extractifs. Dans la foulée, l’exécutif a décidé de révoquer 71 permis d’exploitation minière, une mesure destinée à renforcer la transparence et à réorganiser l’attribution des ressources naturelles du pays.
Par ailleurs, les autorités ont également pris des mesures à l’encontre d’une filiale d’un grand groupe industriel. Le Premier ministre a indiqué que les comptes d’une importante entité liée au conglomérat Indorama ont été gelés temporairement. Cette décision restera en vigueur jusqu’au règlement d’une somme estimée à environ 380 millions d’euros, soit près de 438 millions de dollars, que l’entreprise devrait à l’État sénégalais selon les autorités.
Pour le gouvernement, ces décisions s’inscrivent dans une volonté de restaurer l’équilibre dans la gestion des ressources naturelles et d’assurer une meilleure redistribution des revenus issus de leur exploitation. Les audits engagés visent ainsi à identifier les contrats jugés désavantageux pour le pays et à revoir les conditions d’exploitation afin qu’elles reflètent davantage les intérêts nationaux.
Le Premier ministre a également annoncé que d’autres réformes pourraient suivre dans les prochains mois. L’objectif affiché est de revoir en profondeur la gouvernance des secteurs pétrolier, gazier et minier, considérés comme stratégiques pour l’économie sénégalaise.
Djah OPELY












