@informateur.ci- Le président rwandais Paul Kagame a de nouveau rejeté les accusations selon lesquelles les tensions persistantes entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) seraient liées à l’exploitation des ressources minières congolaises ou à des ambitions territoriales de Kigali.
S’exprimant jeudi à Kigali, à l’occasion de l’ouverture du dialogue national annuel, le chef de l’État rwandais a affirmé que ces accusations ne résistaient pas à l’analyse. « Si nous étions au Congo pour les minerais, le Rwanda serait aujourd’hui cent fois plus riche qu’il ne l’est », a-t-il déclaré, balayant l’idée que son pays chercherait à tirer profit des immenses richesses naturelles de la RDC.
Paul Kagame a insisté sur le fait que le différend avec Kinshasa repose avant tout sur des préoccupations sécuritaires.
Selon lui, la principale source de tension demeure la présence, sur le sol congolais, des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé composé en partie d’anciens responsables du génocide de 1994. Il a également évoqué les menaces récurrentes contre la sécurité du Rwanda et la persistance d’une « idéologie génocidaire » qu’il estime toujours active dans l’est de la RDC.
Le président rwandais a soutenu que Kigali n’a aucun intérêt à l’instabilité régionale et que la sécurité nationale reste la priorité de son gouvernement. Il a appelé la communauté internationale à regarder au-delà des accusations économiques et à s’attaquer, selon lui, aux véritables causes de l’insécurité dans la région des Grands Lacs.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de relations tendues entre le Rwanda et la RDC, marquées par des accusations réciproques de soutien à des groupes armés opérant dans l’est congolais. Malgré les initiatives diplomatiques régionales et internationales, la situation demeure fragile, alimentant une crise sécuritaire et humanitaire persistante dans cette partie du continent africain.
Yannick KOBO













