@informateur.ci- Dans l’est de la République démocratique du Congo, les attaques des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés au groupe État islamique, continuent de semer la terreur parmi les populations civiles. Ce dimanche 17 août, au moins neuf personnes ont été tuées dans la ville d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, selon des sources sanitaires et administratives locales.
L’attaque s’est déroulée dans le quartier Mbimbi. Des civils ont été pris par surprise dans leurs maisons et tués par balles, tandis que d’autres corps ont été retrouvés calcinés après l’incendie de leurs habitations, ont rapporté les membres de la société civile.
Les assaillants ont également incendié une vingtaine de maisons. Les corps des victimes ont été transportés à l’hôpital d’Oicha, situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
L’armée congolaise a fermement condamné cette incursion, rappelant que les ADF cherchent à désorienter les Forces armées de la RDC (FARDC) face aux opérations militaires menées contre eux. Selon les autorités militaires, ces attaques s’inscrivent dans une logique de représailles de la part du groupe rebelle contre les populations civiles, rapporte Rfi.
Cette nouvelle attaque intervient une semaine après le massacre d’au moins 47 civils dans le territoire de Lubero, malgré les opérations conjointes entre les FARDC et les forces ougandaises dans la région. La persistance de ces violences souligne la difficulté de sécuriser l’est de la RDC face à la menace constante des ADF.
Djah OPELY













